Orpaillage à l’Est : Paul Atanga Nji hausse le ton face aux dérives sur le site de Gounte

En déplacement dans la région de l’Est, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a effectué ce 2 juin 2026 une incursion surprise sur le site d’exploitation aurifère de Gounte, à Mandjou. Face à l’ampleur des dérives observées, le patron de la territoriale a haussé le ton, promettant des mesures fermes pour restaurer l’ordre et garantir une gestion responsable des ressources nationales.

Le message est passé sans détour. Dans la poussière des chantiers miniers de Mandjou, le ministre de l’Administration territoriale n’est pas venu pour faire de la figuration. Cette descente inopinée sur le site de Gounte témoigne de la volonté du gouvernement de reprendre en main un secteur minier artisanal souvent en proie à l’anarchie et aux pratiques opaques.

La fin de l’impunité dans les mines

Au cœur des préoccupations du ministre : la transformation abusive des permis de recherche en véritables permis d’exploitation. Un glissement illégal qui, loin de profiter aux populations locales, fragilise l’économie nationale et dévaste l’environnement. « La détention d’une autorisation officielle est une exigence non négociable », a martelé Paul Atanga Nji devant les autorités administratives et sécuritaires locales.

Cette visite s’inscrit dans une mission globale de quatre jours dans la région de l’Est. L’objectif est double : évaluer la situation sécuritaire, dans une zone où les enjeux de stabilité sont cruciaux, et assainir durablement l’exploitation des ressources naturelles. Le ministre a d’ailleurs exigé toute la lumière sur des cas de décès récemment signalés dans les mines de la région, signifiant ainsi que le respect de la vie humaine et de la loi demeure la priorité absolue de l’État.

Vers une gouvernance territoriale renforcée

Au-delà de la question aurifère, ce périple ministériel souligne l’engagement du gouvernement à maintenir une présence constante sur le terrain pour répondre aux défis socio-économiques. En appelant également les acteurs politiques à la responsabilité citoyenne, le ministre Atanga Nji entend prévenir toute tension dans une région stratégique.

Le constat est fait, et les instructions sont claires : l’ère de l’exploitation sauvage semble toucher à sa fin. Reste désormais à observer la célérité avec laquelle les services compétents appliqueront ces directives pour assainir durablement le sous-sol camerounais.

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