Procès Amougou Belinga : le sortie burlesque de Georges Dougueli

Dans la mouvance du rejet de la mise en liberté du magnat de la presse Jean Pierre Amougou Belinga, le journaliste camerounais qui travaille pour Jeune Afrique, fait une communication facétieuse sur les tintamarres qui ont alerté  la libération du patron du groupe l’Anecdote interpellé dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo.

LIBEREZ AMOUGOU BELINGA !

Libérez ! Et donnez-lui une médaille, pendant qu’on y est. N’est-il pas l’un des meilleurs produits du régime qui vient de gagner l’élection présidentielle? D’ailleurs, ses «journalistes», éduqués et formés dans ses médias et écoles, imprégnés de ses «valeurs», sont les héros de cette élection. Ils ont remporté la bataille de la «Communication» et contribué à faire «réélire» le président sortant. Que leur mentor en soit félicité et ce sera justice. Libérez-le !

De grâce, n’écoutez pas ceux qui appellent à punir une créature parfaite du «Renouveau» ! Où est la logique ? D’ailleurs, que lui reproche-t-on ?

Selon le parquet militaire, il aurait été l’instigateur de l’enlèvement et la torture (mortelle) de Martinez Zogo, perpétré par une équipe issue des services de contre-espionnage. Quoi, il a privatisé une «arme» de l’Etat ? Et alors ? Est-ce lui qui a inventé le détournement des moyens de l’Etat ? C’est aussi lui qui a transformé en garde du corps des policiers payés par l’agent du contribuable ?

Des militaires en gardiens de nuit dans des domiciles privés et les banques ? Des gardiens de prison en domestiques ? Des conseillers Jeunesse/animation en organisateurs de fêtes privées ? Des gendarmes en porteurs de valises aux aéroports ? Tous payés par les impôts pour servir…

-On dit qu’il a corrompu des fonctionnaires. Et alors ? Est-ce Amougou Belinga qui a généralisé la corruption ? Est-ce lui qui, du fond de sa prison, a facilité la circulation de sacs pleins de milliards lors de cette présidentielle ? Est-ce lui qui a corrompu et débauché une partie de l’équipe d’Issa Tchiroma ?

Que les consciences s’achètent et se vendent à tous les étals, sans vergogne, n’est tout de même pas sa faute, voyons ! Est-ce lui qui a éduqué cette élite individualiste et opportuniste – épiscopat compris – à se prosterner devant le Veau d’or ?

3-On dit que l’affaire Zogo montre que la justice est aux ordres de l’exécutif. Quel éxécutif ? Celui-ci étant une hydre à plusieurs têtes : la Chancellerie ? Le secrétariat général de la présidence ? A moins que ce ne soit le Cabinet civil … Une chatte n’y reconnaîtrait pas ses petits !

4-On dit que sa libération consacrerait l’impunité des assassins. Première nouvelle, au pays des assassinats sans coupables ! La règle, sous le « Renouveau », c’est pas vu pas pris. Qui a vu quoi ?

On dit qu’il a «Zogotisé» un journaliste. Et alors ? C’est pire que de guérandiser Tchiroma ? Ils en rêvent tous …

LIBEREZ ! »

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