À quelques jours de la clôture du 4e Recensement général de la population prévu le 31 juillet, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, monte au créneau. Face aux performances jugées médiocres dans plusieurs localités, l’autorité exhorte les administrateurs territoriaux et les forces vives à descendre sur le terrain pour sauver cette opération statistique cruciale.
Le temps presse et l’exécutif ne cache plus ses sueurs froides. À dix jours de la date butoir fixée au 31 juillet, le quatrième Recensement général de la population et de l’habitat — couplé à celui de l’agriculture et de l’élevage — tangue dangereusement.
Face aux retards accumulés et aux « performances médiocres » relevées dans certaines unités administratives, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a pris les taureaux par les cornes. Dans des instructions fermes transmises via la chaîne hiérarchique, le membre du gouvernement exige une présence de terrain quotidienne et active des sous-préfets pour épauler directement les agents recenseurs.
L’exercice ne peut plus reposer sur les seuls techniciens. Autorités traditionnelles, chefs religieux, élus locaux, responsables de partis politiques et forces vives sont ainsi appelés en renfort pour ratisser large dans chaque circonscription. Pour s’assurer du redressement de la barre, un point d’évolution quotidien a été rendu obligatoire, tout comme la mise à disposition des moyens logistiques indispensables au bon déroulement des opérations.
Enjeu majeur pour le développement national, la réussite de ce grand rendez-vous statistique conditionnera l’élaboration des politiques publiques pour les années à venir. Dans cette dernière ligne droite, le gouvernement joue donc sa crédibilité, conscient qu’un échec technique n’est plus une option.





