Dans un document, le barreau du Cameroun a estimé que la révision constitutionnelle est une « atteinte au principe de l’élection du PR au suffrage universel »
« La proposition selon laquelle le vice-président serait nommé par le président et, en cas de vacance, succéderait et achèverait le mandat de ce dernier, quelle qu’en soit la durée, avec le pouvoir de nommer un autre vice-président, porte atteinte au principe de l’élection du président de la République au suffrage universel. La légitimité démocratique sur laquelle repose la fonction présidentielle se trouve ainsi érodée et l’essence même de l’article 64 de la Constitution en est édulcoré voire sapé. En outre, les fonctions qui sont celles de Monsieur le vice-président, telles que décrites dans la proposition d’amendement, semblent largement marginales. La possibilité pour le président de la République de contourner le vice-président en déléguant des pouvoirs et des fonctions à des membres du gouvernement qui sont hiérarchiquement subordonnés au vice-président remet davantage en question la motivation ayant justifié la création de cette fonction. Compte tenu de ce qui précède, on aurait pu s’attendre à ce que le projet de loi n° 2094/PJL/P, intègre ces questions en suspens et ces mesures transitoires dans le cadre plus large des réformes constitutionnelles de sorte à correspondre le mieux aux aspirations du peuple »





