La localité d’Ekona, dans le Sud-Ouest, est endeuillée. Trois civils ont été abattus chez eux par des hommes armés. Des témoignages locaux pointent directement du doigt un groupe dirigé par John Eko Ewume, alias « Moja Moja ».
La spirale de la violence continue de meurtrir les régions anglophones. Selon Cameroon News Agency, un commando armé s’est introduit de nuit dans des habitations du quartier Electric Line, fauchant trois vies dont les identités n’ont pas encore été officialisées.
Ce drame intervient dans un climat particulièrement tendu. Quelques jours plus tôt, « Moja Moja », ancien membre du BIR, avait été accusé d’avoir saboté un transformateur électrique local, après avoir imputé aux riverains une complicité avec les combattants séparatistes. Une figure sulfureuse, déjà passée par la case prison en 2024 avant de réapparaître sur la scène publique.
Pris en étau entre la menace séparatiste et les exactions de milices incontrôlées, les habitants d’Ekona mesurent chaque jour un peu plus leur vulnérabilité. Ce énième massacre rappelle l’urgence absolue de restaurer l’État de droit et de garantir la sécurité des populations civiles dans cette zone en crise.





