Tribune : Le chantage et encore le chantage de meuniers, Par Dr Louis-Marie Kakdeu

Voici ce qui arrive lorsqu’on choisit la solution de la facilité. 100% de blé importé pour faire la farine panifiable. On s’attendait à quoi ? On verra bien si le gouvernement cédera à ce chantage. Mais,

ma position est claire: On ne peut pas valablement donner des mesures incitatives pour importer; il faut plutôt en donner pour produire localement.

C’est la solution durable qui ne prend pas une éternité pour être mise en œuvre. Le cycle du blé est de 4 mois. Nous devons savoir ce que nous voulons. La CAN est finie et nous sommes rattrapés par nos réalités. Hier, c’était la grippe aviaire. Le poulet est appelé à disparaître de nos assiettes. Aujourd’hui, c’est la farine. Le pain est appelé à disparaître de nos assiettes. On s’apprête donc à affronter un vent d’insécurité alimentaire. En effet, les importateurs ont décidé ce jour de suspendre la distribution de la farine panifiable avec effet immédiat. On aura tout vu dans ce pays. C’est à se demander qui dirige le pays: Les lobbies ou le gouvernement ? En tout cas, voici ce qui arrive lorsqu’on choisit la solution de la facilité. Lorsqu’on choisit toujours de gérer le pays par une série de mesures conjoncturelles.

Lorsqu’on choisit les importations pour résoudre les problèmes de sous-production nationale. Jamais des solutions durables. Jamais des réformes structurelles nécessaires pour notre autonomisation. 100% de blé importé pour faire la farine panifiable. On s’attendait à quoi en cas de choc externe? Les patrons demandent au gouvernement camerounais de payer pour les mesures prises par les gouvernements étrangers.

C’est économiquement intenable et politiquement absurde. Mais, ils veulent faire le passage en force en vue de gagner l’argent sans « entrer dans la boue » comme m’a lancé l’un d’eux. Il veulent que l’on supprime l’évaluation de conformité afin qu’ils continuent de nous importer les produits contrefaits au pays. Avant le PECAE, qui pouvait trouver un produit de bonne qualité sur le marché camerounais ? Vous comprenez que les commerçants véreux soient fâchés ! Sur ce coup, le gouvernement avait bien joué. Mais, on verra bien si ce même gouvernement cédera à ce nouveau chantage.

On verra même s’il aura la capacité de répondre à cet affront. Pour ma part, ma position est claire: On ne peut pas valablement donner des mesures incitatives pour importer; il faut plutôt en donner pour produire localement. C’est la solution durable qui ne prend pas une éternité comme le disent le lobby des importateurs pour être mise en œuvre. Le cycle du blé par exemple est de 4 mois. Nous devons savoir ce que nous voulons. On verra bien !

Dr Louis-Marie Kakdeu

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

Deux fillettes âgées de 11 ans ont échappé à une tentative d’enlèvement ce dimanche 11 octobre 2026 au quartier Mballa-Essessalako à Yaoundé. Pour échapper à

Le cabinet du président du Sénat a catégoriquement démenti les rumeurs faisant état d’un supposé attentat visant Sa Majesté Aboubakar Abdoulaye. Dénonçant des informations fausses

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun et son ancien président Maurice Kamto ont assigné en urgence Salomon Miloumi Beas et le créateur de contenus

Un an après sa réélection le 12 octobre 2025 avec 53,66 % des voix, le chef de l’État fait face à d’importants défis. Entre inflation

Plus de quarante fonctionnaires de police et civils ont été écroués à la prison centrale de Kondengui dans le cadre d’un présumé détournement massif de

La première apparitio de Carlos Baleba n’a pas échappé à Senne Lammens, le gardien de l’équipe de Manchester United face à Tottenham ce dimanche. Et