Visite Papale : Tchiroma en vainqueur ?

Dans cette sortie de Jean Claude Mbede, il met en exergue le fait que Issa Tchiroma a compris que le destin d’un peuple se joue dans les chancelleries et non dans les injures digitales.

Je vous raconte pourquoi et comment la Visite du Pape Léon XIV a Terrassé l’Ignorance et l’Imposture. Ceux qui ont tenté, par une ignorance crasse ou une malhonnêteté manifeste, de combattre la venue du Pape Léon XIV au Cameroun ont fait la démonstration éclatante de leur analphabétisme diplomatique. Prétendre que le Saint-Père ne devait pas fouler le sol camerounais relève d’une méconnaissance profonde de la nature du Vatican, du ministère pétrinien et de la haute diplomatie internationale.

Les textes et vidéos circulant actuellement, qui tentent de réécrire l’histoire en prétendant que la « mobilisation » des activistes a dicté le discours du Pape, sont le summum de l’imposture. C’est un procès d’intention malsain et une tentative désespérée de sauver la face après avoir vilipendé le Souverain Pontife jusqu’à la veille de son atterrissage.

​Le peuple camerounais, catholique aux deux tiers, ne s’est jamais reconnu dans ces appels au boycott. Il est sorti par millions, dans une ferveur indescriptible, sans attendre un quelconque discours, simplement pour accueillir le Pasteur. Contrairement aux « révolutionnaires de Facebook » qui insultaient l’évêque de Rome sans l’avoir ni vu ni écouté, les fidèles ont compris l’essentiel. Voici la vérité sur les coulisses de cette visite historique et l’échec des prophètes de malheur.

​Depuis son exil en Gambie, marchant sur les traces de l’illustre Amadou Ahidjo — premier président camerounais reçu au Vatican par Paul VI en 1966 — le président Issa Tchiroma a compris que le destin d’une nation se joue dans les chancelleries et non dans les invectives numériques.

C’est ainsi qu’il m’a nommé, moi Jean Claude Mbede Fouda, journaliste et diplomate ayant servi au sein d’organisations internationales et comme expert en coopération pour le gouvernement italien, en qualité d’Émissaire Spécial auprès du Pape et du Saint-Siège.

​Dès le 4 novembre, alors que les diplomates de réseaux sociaux s’agitaient dans le vide, j’avais déjà plusieurs longueurs d’avance. Le 19 décembre, j’ai été reçu pour la première fois au Vatican par les plus hautes autorités de la Curie, dans la discrétion absolue qu’exige le professionnalisme. Le dialogue était noué.

Le 19 mars, en prélude au voyage apostolique, j’ai été reçu au Secrétariat d’État pour remettre un mémorandum exhaustif du président Tchiroma détaillant la situation politique réelle et la tragédie de la crise anglophone.

​Pendant que les détracteurs criaient à la complicité, le dialogue silencieux portait ses fruits. Alors que le Pape était déjà en route pour le Cameroun, il a personnellement instruit qu’une délégation du président Tchiroma soit à nouveau reçue, exigeant qu’un compte rendu immédiat lui soit fait le jour même. Ceux qui, dans le cercle restreint de Tchiroma, étaient informés de ces manœuvres de haut vol, ont soutenu la visite avec une certitude : le Pape venait dire la vérité au régime de Yaoundé.

​Qu’a apporté le Pape ? À ceux qui posent cette question avec cynisme, je réponds : il a apporté ce qu’aucun politicien n’a pu offrir en dix ans. Cette visite a imposé une trêve de trois jours. Pour les populations meurtries du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, trois jours sans peur, trois jours où femmes et enfants ont pu marcher librement sans craindre les exactions, c’est un miracle.

Le Pape a porté leurs souffrances plus haut et plus fort que n’importe quel opposant. Avec une centaine de journalistes internationaux à sa suite, dans un avion de la compagnie ITA où les places s’arrachent à 11 000 euros, chaque mot du Pape fait le tour du monde instantanément. Aucun chef d’État, hormis peut-être celui des États-Unis, ne possède une telle puissance de résonance.

​La diplomatie vaticane ne se fait pas sur Facebook et le Pape n’a que faire des oukases des activistes. Il s’est rendu au chevet des martyrs pris entre deux feux. Il a permis au monde entier d’entendre le témoignage direct de l’Église locale et de la société civile. Et surtout, il a parlé en tant que leader spirituel à des dirigeants qui feignent d’être catholiques pour mieux tenir le pays en otage. Il a secoué le peu de conscience qu’il leur reste.

​Le Cameroun souffre de deux maux : le tribalisme haineux d’une certaine opposition et l’emprise des sectes ésotériques sur l’appareil d’État. À Bamenda, le 16 avril 2026, le Pape Léon XIV a tranché le vif du sujet lors de sa messe :

​« Obéir à Dieu, et non aux hommes. Lui obéir parce que Lui seul est Dieu. Et cela nous invite à promouvoir l’inculturation de l’Évangile et à veiller attentivement, y compris sur notre propre religiosité, afin de ne pas tomber dans le piège de suivre ces courants qui mélangent de manière confuse la foi catholique avec d’autres croyances et traditions de type ésotérique ou gnostique qui, en réalité, ont souvent des finalités politiques et économiques. »

​La parole papale est plus redoutable que n’importe quelle arme nucléaire. Elle a détruit le communisme avec Saint Jean-Paul II ; elle fait aujourd’hui trembler les puissants de Yaoundé. L’arrogance des petits leaders de Facebook, avec leur messianisme fasciste et leurs slogans vides, ne peut rien contre cette force.

Le peuple camerounais n’est pas avec les va-t-en-guerre du web. Il est avec celui qui apporte la paix. En sortant par millions, les Camerounais ont montré qu’ils sont prêts à suivre un leader pacifique, loin du tribalisme villageois.

La visite du Pape a été le miroir de l’échec d’une opposition sans repères et le triomphe de la vérité sur l’imposture.

Jean Claude Mbede Fouda,

Émissaire Spécial du Président Issa Tchiroma auprès du Saint Siège

Catholique,

Journaliste

Diplomate de la solidarité internationale

 

 

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