Présidentielle: JP Bekolo appelle l’opposition à définir sa stratégie

Dans un contexte post-électoral, le cinéaste et intellectuel Jean-Pierre Bekolo apporte une réflexion profonde sur ce que signifie réellement transformer un pays.

Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, il invite les acteurs politiques et les citoyens à dépasser le simple slogan pour s’interroger sur les moyens concrets d’obtenir cette transformation.

Pour JP Bekolo, le changement ne saurait se limiter à un vœu pieux ou à un cri de ralliement.

« Une erreur commune consiste à penser que le changement se décrète ou se désire seulement. En réalité, celui qui veut produire le changement doit d’abord se donner une théorie du changement. Il doit se doter d’une vision stratégique, d’une méthode claire, d’une logique d’action qui permette de transformer une aspiration en dynamique concrète.»

Dans son analyse, l’auteur de Les Saignantes rappelle que l’histoire regorge de scénarios divers :

Par la force : comme au Gabon, où un coup d’État militaire a mis fin au régime Bongo.

Par la guerre : comme l’UPC au Cameroun dans les années 50.

Par les urnes : comme Maurice Kamto, dont l’expérience a montré les limites dans un système électoral verrouillé.

Par la succession arrangée : comme le transfert de pouvoir d’Ahidjo à Paul Biya.

Par l’intervention extérieure : à l’image de la Côte d’Ivoire avec Alassane Ouattara, soutenu par la France et l’ONU.

Par la lutte populaire et la rue : comme le printemps arabe ou la mobilisation contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Pour Jean Pierre Bekolo, ces exemples montrent qu’il n’existe pas de solution unique mais plusieurs « théories du changement », propres à chaque contexte historique et politique.

Revenant sur la situation camerounaise, Jean-Pierre Bekolo déplore le manque de stratégie de ceux qui se réclament du changement :

« Ce qui paralyse aujourd’hui de nombreux Camerounais désireux de changement, c’est qu’ils attendent un miracle, un sauveur providentiel. Personne ne propose une vision claire et une méthode concrète pour guider l’action collective. »

Pour l’intellectuel, il ne suffit pas d’être contre le régime en place ; il faut être porteur d’une orientation stratégique cohérente* et s’y engager avec constance.

Jean-Pierre Bekolo conclut par une interpellation directe aux candidats et aux citoyens :

«La question que chacun doit se poser est donc simple et exigeante : *Quelle est ma théorie du changement ?»

 

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

À peine un an après son inauguration, le fleuron industriel de Figuil, investi à hauteur de 50 milliards de FCFA, a suspendu ses activités. En

Après les inondations du 4 juin dernier qui ont paralysé le centre-ville de Yaoundé, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain est montée au

Lors de l’ouverture de la session ordinaire du Sénat ce 9 juin 2026, le président de la chambre haute a exigé une réponse gouvernementale implacable

Après deux ans passés derrière les barreaux de la prison principale de Dschang, Christian Foulefack a recouvré la liberté. Ce mardi 9 juin 2026, le

En ouvrant la deuxième session parlementaire de l’année ce 9 juin 2026, le président de l’Assemblée nationale a imprimé une rupture majeure à la chambre

Le gouvernement camerounais vient d’annoncer l’ouverture de plus de 2 300 postes dans l’administration publique. L’information a été rendue publique le 4 juin 2026 par