Lors de l’ouverture de la session ordinaire du Sénat ce 9 juin 2026, le président de la chambre haute a exigé une réponse gouvernementale implacable face à la recrudescence des crimes sexuels et des féminicides. Face à une opinion publique sous le choc, le Lamido de Rey Bouba appelle à une mobilisation institutionnelle urgente pour protéger les couches les plus vulnérables de la société camerounaise.
Le ton était grave ce mardi au Palais des Congrès de Yaoundé. En présence du Premier ministre Joseph Dion Ngute et des membres du gouvernement, Aboubakary Abdoulaye n’a pas mâché ses mots. Pour le président du Sénat, les violences sexuelles, particulièrement celles visant les enfants, et les féminicides ne sont plus de simples faits divers, mais des atteintes intolérables à l’intégrité humaine qui ébranlent les fondements de notre société.
Cette sortie solennelle intervient dans un climat de tension nationale palpable. Le pays est encore sous le choc après le viol présumé d’une fillette de trois ans dans la capitale, un drame qui a provoqué une vague d’indignation populaire et des manifestations de colère. Cet énième forfait a brisé le silence et relancé le débat sur l’efficacité des dispositifs actuels de protection des mineurs et de répression des violences basées sur le genre.
Le président de la chambre haute a clairement interpellé l’exécutif : la fermeté doit primer. Selon lui, il est impératif de renforcer les mesures de prévention, mais surtout de garantir une réponse judiciaire exemplaire. La dignité des victimes et la sécurité des citoyens ne sauraient souffrir d’aucune demi-mesure. En plaçant ce sujet au cœur de l’ouverture de la session sénatoriale, Aboubakary Abdoulaye fait peser une pression directe sur le gouvernement. Il reste désormais à observer si cet appel, porté par l’une des plus hautes autorités du pays, se traduira par des réformes législatives et sécuritaires concrètes, capables de briser le cycle de l’impunité qui semble alimenter ces violences.





