Dans cette sortie d’une grande pertinence de l’’économiste, expert dans le développement du secteur privé et le redressement économique, il revient sur la communication du Groupement des Entreprises du Cameroun(GECAM) relativement au changement de la classe dirigeante du Cameroun annoncé par le président de la République.
« Mon objectif est de sortir du traitement sentencieux de la thématique relative au rôle de la concertation public-privé dans le processus de développement d’un pays. Aucun développement n’est possible sans une action concertée et complémentaire entre l’Etat et le secteur privé pour mener à bien les réformes, éliminer les obstacles à l’investissement, et promouvoir de manière transparente les capitaines d’industrie.
L’histoire récente des pays asiatiques voire des vieilles Nations montre que c’ est cette dynamique qui permet d’organiser les chaînes de valeur et passer une économie de rente à une économie diversifiée, créatrice de richesses et d’empois. Un tel mécanisme de concertation permanent manque cruellement au Cameroun. C’est cette insuffisance qui justifie la sortie du GECAM. C’est une conditionnalité des programmes du FMI que le Cameroun n’arrive pas à remplir depuis près d’une Décennie. Ce sont des réformes que j’ai mise en oeuvre dans des pays comme le Sénégal, le Rwanda ou le Bénin il y plus de deux decennies.
En matière de concertation public-privé, notre pays souffre d’un double handicap. En premier, l’absence de volonté de dialogue de la part de l’Etat qui étend abusivement le champ du monopole régalien a toutes les sphères de la vie économique et sociale. Cet État omnipotent mais peu outillé pour projeter le Cameroun dans un monde en mutation conçoit tout seul la Vision nationale et les politiques publiques (électricité, fiscalité, etc) qu’il Impose à l’ensemble de la société.





