Calibri Calibro, ancien membre de la Brigade anti sardinards, à travers cette sortie tonitruante s’insurge contre une certaine contradiction qui est entrain de s’enraciner au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) présidé actuellement par Maurice Kamto.
« Acheter un frigo américain et vouloir le faire entrer dans une Peugeot 305, c’est de la bêtise pure. Mais au Mrc, ils peuvent le faire walah. Le Mrc, c’est pareil. Ils se disent le parti des intellectuels, des diplômés, des génies… mais le parti recule, se vide et s’étouffe lui-même. Ils crient contre le dictateur Paul Biya, mais copient exactement son système : un chef à vie, zéro alternance, toute personne qui propose du changement est écrasée ou chassée la pensée unique les insultes les photozards nuls. Beaucoup de diplômes, mais aucune intelligence politique. Comme le frigo dans la 305 : trop gros pour une structure trop petite, dirigée par quelqu’un qui refuse de changer de voiture. Je ne vous trahirai jamais. Voilà comment commencent toutes les grandes trahisons. 2025 n’était pas une année ordinaire. C’était une brèche dans l’histoire. Une chance rare d’en finir avec un régime à bout de souffle, un pouvoir fossile, un président hors du temps. Le peuple était debout. Prêt à payer le prix du changement. Et le Mrc ? Aux abonnés absents. Pendant que les Camerounais tombaient, ils écrivaient des textes. Pendant que le peuple criait, ils récitaient de l’exégèse. On n’a pas vu des leaders. On a vu des commentateurs de la souffrance. Salir le choix du peuple pour justifier sa lâcheté, voilà le vrai scandale. Voilà la vraie trahison. L’histoire est cruelle avec les dictateurs, mais elle l’est encore plus avec ceux qui avaient l’occasion de les faire tomber et qui ont choisi de ne rien faire »





