Dans cette sortie du journaliste Henry-Paul Diabate Manden, il revient sur l’un des moments les plus importants de la vie du Cameroun. En effet, Ruben Um Nyobe en 1952 est invité à l’assemblée générale des Nations-Unies pour parler du sujet Kamerun mais se retrouve bloqué à Paris…
Mais, après bien de tours dans les services consulaires américains, le visa lui est refusé à plusieurs reprises. Malgré le carton d’invitation du Secrétariat général de l’ONU, l’ambassadeur américain James Clément Dunn est inflexible. L’on comprend que les autorités françaises font des pieds et des mains pour que cet empêcheur de tourner en rond de Um Nyobe ne puisse alerter le monde entier sur le droit à l’autodétermination du peuple Kamerunais.
Pendant son séjour parisien entièrement payé par la diaspora africaine, Um Nyobe exprime tout dépit et son incompréhension devant l’attitude des fonctionnaires américains.
Ne sont ce pas les missionnaires américains Notamment la glorieuse Mme Suzann Cozzens qui, dans sa bibliothèque à Elat, l’initiant à la lecture des œuvres de Thomas Paine, John Locke ou Ezra Styles, lui a appris les idées de démocratie et du droit des peuples à l’autodétermination ? Ne sont ce pas les pasteurs américains comme Ta Neal, Johnston qui soignent et cachent les révolutionnaires pourchassés par l’armée française ?
Finalement, l’avènement du Président Eisenhower et le changement de cap de la politique étrangère américaine sous l’influence de Allen Forster Dulles, tout comme la mort de Staline vont pousser les usa à reconsidérer leurs positions par rapport au mouvement nationaliste.





