Ousmanou Magadji dans cette analyse fait une comparaison entre ses deux personnalités de notre République.
Mon duo de cœur : Si les Camerounais décidaient de sortir de leurs éternels tourments politiques et des divisions tribalistes
Kribi, le 9 avril 2026
Les voies du changement sont aussi insondables que celles de Dieu.
La logique de l’équilibre régional a lamentablement échoué. Elle n’a fait que diviser davantage le Cameroun, exacerbant le tribalisme et accentuant la pauvreté des populations. En réalité, seules les élites et leurs cercles restreints en profitent de la politique de l’équilibre régional, au détriment de leurs propres frères et des Camerounais dans leur majorité.
Empiriquement, il n’existe aucune règle standard ou éprouvée pour transformer un régime et libérer un peuple de leaders ayant instauré une instabilité politique chronique, fait des ravages économiques et instauré une division ethnique institutionnalisée. Il faut donc faire preuve de créativité politique, et même d’une certaine dose de folie, pour imaginer des alliances improbables et mirifiques capables d’extraire le Cameroun de son cancer sociopolitique.
Je vois deux personnalités a priori éloignées, que rien ne prédispose à la haine et qui ne nourrissent aucune adversité connue. Bien que distantes, elles semblent liées par un destin secret, au nom du changement et d’un avenir meilleur. Ce sont des hommes dont le tempérament, la noblesse des valeurs, la discrétion légendaire, le pragmatisme et affabilité des visages mêlés à des prédispositions naturelles ou dynastiques, pourraient s’imposer d’eux-mêmes pour apaiser les cœurs, au-delà des résistances du régime, par de les chapelles politiques et appartenance tribale. À l’évidence,un véritable basculement ne peut advenir que par l’ascension d’hommes à la fois téméraires et valeureux.
Maurice Kamto incarne le politicien déterminé, courageux et combatif. Franck Biya, lui, représente la tempérance, la sobriété et le charisme qui inspire et s’impose de manière subliminale.
Si le sérieux et le patriotisme de Kamto ne sont plus à démontrer, il convient de s’attarder sur Franck Biya : bien qu’il demeure un inconnu pour beaucoup, il apparaît politiquement neutre, voire « pur ». Je ne parle pas ici du « fils de », mais d’un citoyen qui m’inspire sans que je ne puisse l’expliquer rationnellement, et sans chercher d’arguments pour voir en lui l’homme providentiel et imposer l’idée à mes compatriotes Camerounais. Il y a une part d’irrationnel dans ma démarche, je l’avoue.
Maurice Kamto et Franck Biya, deux hommes que tout semble séparer, mais que le destin pourrait, dans un ultime retournement de situation, insidieusement réunir pour le bien-être collectif des Camerounais. Le complot du destin Camerounais, seriez vous tenté de scander ! Et bien, je vous autorise avec ardeur à abuser de nos imaginations !
J’en suis arrivé au point où je ne me demande plus ce que l’opinion penserait de cet improbable duo sorti de mon chapeau et douces rêveries pour l’avenir du Cameroun. Je préfère rêver des prouesses qu’ils pourraient accomplir ensemble et des montagnes qu’ils soulèveraient pour réconcilier une nation divisée. Leur union, celle de deux pôles opposées, calmerait les ardeurs de ceux qui, au sein du régime, sont déterminés à conserver le pouvoir à tout prix sans trop de casse pour le Cameroun. Et c’est le moindre mal.
Il y a chez ces deux hommes, Franck Biya et Maurice Kamto, un « je-ne-sais-quoi » qui m’obsède et m’impose leur présence, floue mais tenace, dans la dynamique d’une évolution politique apaisée. C’est une croyance, un rêve né d’une imagination libre, que je n’ai pas à justifier outre mesure, ne pouvant me l’expliquer moi-même. C’est mon intuition la plus profonde, dénuée de calcul, comme d’habitude, que je partage ici avec vous.
Ousmanou Magadji





