Le coup d’envoi des épreuves écrites du Baccalauréat de l’enseignement secondaire général a été donné ce lundi 25 mai 2026 au Cameroun. Organisé par l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC), cet examen décisif mobilise des milliers de candidats à travers le pays. Des contrôles rigoureux aux salles de composition, les premiers indicateurs régionaux révèlent une entame sereine et globalement maîtrisée.
C’est une semaine décisive que traversent les élèves des classes de terminales de l’enseignement général au Cameroun. Depuis ce lundi 25 mai 2026, l’ambiance des grands rendez-vous académiques plane sur tout le territoire national. Des milliers de candidats des séries littéraires, scientifiques et technologiques (A, ABI, B, C, D, E, SH et TI) affrontent le premier diplôme universitaire. Une session lancée sous les signes jumeaux de la vigilance administrative et de la discipline des candidats.
Région du Centre : rigueur et ponctualité à Yaoundé
Dans la capitale politique, le dispositif organisationnel a immédiatement tourné à plein régime. Dès les premières heures de la matinée, l’effervescence était palpable au sous-centre du lycée de Ngousso Ngoulemekong. Les candidats s’y sont précipités pour identifier leurs salles avant le démarrage officiel à 8 heures, sous l’œil attentif des surveillants chargés des contrôles d’identité. Au lycée d’Anguissa, le top départ s’est également effectué sans accroc, affichant une parfaite collaboration entre le staff administratif et des élèves visiblement confiants.
Le Littoral et le grand défi des effectifs
Avec un bassin imposant de plus de 31 000 candidats inscrits, la région du Littoral constituait un véritable test logistique. Pour ce premier jour, les séries littéraires ont planché sur la langue française et l’informatique, tandis que les scientifiques composaient en philosophie, français et informatique. Les équipes de l’OBC, menées par Josepha Amougou et Désirée Jeannette Dissake, aux côtés de la déléguée régionale Thamar Eboa, ont inspecté des établissements témoins tels que le Collège Libermann, le Lycée bilingue de Logpom et le Lycée de Makepe. Si le matériel a été acheminé à temps et que l’organisation se déroule selon les règles de l’art, les autorités y ont toutefois noté quelques absences éparses.
Le Grand Nord entre mobilisation et civisme
Dans l’Adamaoua, ils sont 4 632 candidats en lice pour l’accès à l’enseignement supérieur. Le pointage officiel du premier jour y révèle 30 absents (14 filles et 16 garçons), au milieu d’une forte mobilisation des forces de sécurité et des surveillants. Plus au nord, dans l’Extrême-Nord, le Secrétaire général des services du gouverneur, Evariste Zoa Atangana, accompagné du délégué régional Yaya Souleymane, a fait le tour des centres, notamment au Collège Jacques de Bernon. Sur les près de 12 000 candidats de la région, la sérénité reste de mise : l’électricité est stable, la sécurité renforcée, et seules de rares absences pour cause de maladie ont été signalées.
Le Sud-Ouest signe un sans-faute
La performance notable de cette première journée provient de la région du Sud-Ouest. Le chef d’antenne régional de l’OBC, Williams Ayuk Tabot, a fait état d’un taux de présence absolu de 100 %. Les 447 candidats inscrits ont tous répondu à l’appel dans les quatre centres de la région (trois dans le Fako et un à Kumba), sans qu’aucun cas de fraude ou de mauvaise pratique ne vienne entacher la sérénité des compositions.
Le marathon académique est désormais lancé et s’étirera jusqu’au 30 mai prochain. Au-delà de l’enjeu immédiat de la réussite individuelle, les autorités régionales n’ont pas manqué de rappeler aux candidats la portée patriotique de cet examen. Réussir son baccalauréat aujourd’hui, c’est avant tout acquérir les compétences nécessaires pour devenir les cadres qui bâtiront le Cameroun de demain.





