Lors de l’inauguration de la nouvelle salle de sport de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), Nathalie Moudiki, conseillère n°2 du géant national, a menacé de sanctions quiconque s’attaquerait à son époux, Adolphe Moudiki, et au président Paul Biya. Une sortie musclée qui révèle l’influence grandissante de celle qui s’impose désormais comme la patronne de fait.
C’est une mise au point aux allures de décret d’urgence. Ce 15 juillet 2026, dans le cadre feutré du siège de la SNH à Yaoundé, Nathalie Moudiki a franchi un nouveau palier dans l’affirmation de son autorité. Profitant de la tribune offerte par l’inauguration du nouveau complexe sportif de l’entreprise, la puissante conseillère n°2 et principale suppléante de l’Administrateur-directeur général a brandi le spectre de lourdes mesures disciplinaires.
Son message, partagé sur les canaux officiels de la SNH, cible directement les voix critiques visant Adolphe Moudiki, patron de l’institution depuis 33 ans, et le chef de l’État Paul Biya, actuellement en séjour privé à Genève. « Si des personnes osent encore critiquer le président de la République, Paul Biya, et le ministre Adolphe Moudiki, les sanctions vont suivre », a-t-elle prévenu avec une rare fermeté.
Cette déclaration intervient dans un climat de vive tension politique. Alors que son époux de 88 ans n’est plus apparu en public depuis des mois, alimentant les débats sur la vacance du pouvoir au sein du premier contributeur au budget de l’État, Nathalie Moudiki s’érige en rempart face à la fronde. « Ce sont des icônes qui sont respectées hors du Cameroun. C’est nous qui ne voyons pas la valeur de ces grands hommes… Respectez les monuments », a-t-elle martelé. Une sortie qui confirme, pour les observateurs du sérail, son rôle de gardienne du temple pétrolier camerounais.





