Plus de cinquante jours après son départ pour l’Europe, le chef de l’État Paul Biya fait l’objet de folles rumeurs. Face à la tension politique, Samuel Mvondo Ayolo, le Directeur du Cabinet civil, monte au créneau pour rassurer : le président se porte bien.
Le climat politique camerounais est sous haute tension. Parti le 7 juin dernier pour un « court séjour privé » en Europe, le président de la République Paul Biya prolonge son absence au-delà de la barre des cinquante jours, plongeant l’opinion et la classe politique dans un flou communicationnel persistant. Entre l’opposition et le parti au pouvoir, la confrontation est palpable, d’autant que le silence de l’exécutif laissait le champ libre aux spéculations.
Une mise au point ferme depuis la présidence
Face à l’ampleur des interrogations, la présidence a choisi de recadrer la communication officielle. Contacté par l’hebdomadaire Jeune Afrique, Samuel Mvondo Ayolo, le Directeur du Cabinet civil, a formellement affirmé que le chef de l’État est en très bonne santé. Dans une déclaration incisive adressée aux observateurs, il a tenu à mettre les points sur les i :
« Certains, au sein du sérail, attendent ce départ, [mais ils] partiront peut-être avant lui ».
Une autre source au sein de la présidence est venue corroborer ces propos, réfutant toute détérioration de l’état de santé présidentiel. Selon elle, la prolongation de ce séjour en Suisse ne remet nullement en cause le retour prochain de Paul Biya à Yaoundé. Des indications similaires ont été partagées par une source diplomatique camerounaise à Genève, qualifiant catégoriquement de « fausses » toutes les rumeurs d’aggravation.
Vers un apaisement de l’arène politique ?
Alors que l’absence prolongée du locataire d’Etoudi alimentait les doutes et cristallisait les crispations entre acteurs politiques, cette sortie concertée de hauts responsables de l’État tente de refermer la parenthèse des incertitudes. Reste désormais à savoir quel écho ces garanties trouveront auprès de l’opinion publique nationale, dans l’attente de la concrétisation du retour annoncé du chef de l’État.





