Le cas d’Aladji Lookman continue de susciter l’indignation.
Ce jeune camerounais vivant en France aurait été arrêté à sa descente d’avion à l’aéroport international de Douala alors qu’il se rendait au Cameroun pour assister aux obsèques de son père récemment décédé.
Selon des proches du jeune homme, Aladji Lookman aurait été interpellé par la police des frontières peu après son arrivée sur le territoire camerounais. Depuis, il serait détenu dans des cellules à Yaoundé, sans véritable communication avec sa famille ni ses proches, qui affirment être sans nouvelles précises de lui depuis près de deux mois.
Toujours selon les informations relayées par son entourage, son arrestation serait liée à ses prises de position politiques durant l’élection présidentielle d’octobre 2025. Le jeune Camerounais aurait ouvertement affiché son soutien à l’opposant Issa Tchiroma Bakary sur les réseaux sociaux et dans plusieurs espaces de débat politique.
Plusieurs citoyens considérés comme proches de l’opposition continuent d’être arrêtés ou emprisonnés pour leurs engagements politiques ou leurs critiques du pouvoir.
Le cas d’Aladji Lookman vient s’ajouter à la longue liste de Camerounais considérés par leurs soutiens comme des victimes de la répression politique au Cameroun. Des personnalités comme Ramon Cota, Bibou Nissack, Alain Fogue, Pascal Zamboué, Djeukam Tchameni, Blaise Essama, Ludovic Daga ou encore Parfait Mbvoum paient le prix de leurs opinions politiques et de leur opposition au régime de Paul Biya.
Pour plusieurs organisations de défense des droits humains, des milliers d’autres Camerounais continueraient également de croupir dans les prisons du pays pour des raisons politiques.





