À l’approche des échéances électorales de 2027, la tension monte au sein de l’opposition. Anne Féconde Noah, vice-présidente du PCRN, dénonce une stratégie de déstabilisation orchestrée contre Cabral Libii. Selon elle, certains militants préfèrent s’attaquer au leader du PCRN plutôt que de demander des comptes à leurs propres hiérarchies, dont les décisions stratégiques menacent pourtant leur propre participation aux scrutins à venir.
À mesure que l’échéance de 2027 se rapproche, le climat politique se crispe. Dans une tribune incisive, la porte-parole de Cabral Libii ne mâche pas ses mots : elle pointe du doigt ce qu’elle qualifie de « politique du mauvais cœur ». Pour la vice-présidente du PCRN, une partie de l’opposition, au lieu de se concentrer sur la conquête du pouvoir face au RDPC, s’enferme dans une posture destructrice visant prioritairement son leader.
Un scénario de « bouc émissaire »
Anne Féconde Noah décrit un mécanisme bien rodé. Selon elle, alors que la direction du PCRN s’active à structurer ses équipes et multiplier les candidatures, ses détracteurs, prisonniers de choix stratégiques douteux au sein de leurs propres formations, s’apprêteraient à faire de Cabral Libii le responsable de leur future mise à l’écart.
« Vous allez le tenir responsable et même coupable des décisions prises par votre propre parti », dénonce-t-elle, prédisant le retour du slogan « Tout sauf Cabral » dès la convocation du corps électoral.
« Fake news » et diversion
La porte-parole fustige également l’utilisation récurrente de méthodes jugées déloyales. Elle liste les attaques habituelles visant à ternir l’image du député : l’épisode de Bafia, les accusations de projet génocidaire ou encore les polémiques financières déjà agitées en 2018 et 2025. Pour Anne Féconde Noah, cette surenchère de fausses informations ne sert qu’à détourner les électeurs du travail de terrain mené par le parti.
« La politique du mauvais cœur n’est pas la politique du changement », martèle la vice-présidente du PCRN, appelant ses contradicteurs à plus de lucidité.
Alors que le paysage politique camerounais se prépare pour 2027, cette sortie médiatique illustre les profondes fractures au sein d’une opposition toujours incapable d’unir ses forces. Si le PCRN tente de se projeter dans la bataille électorale, il reste manifestement empêtré dans une guerre d’usure numérique et politique qui, en fin de compte, fragilise l’ensemble du camp anti-système.





