Instauré le 1er avril 2026 pour juguler la contrebande, le nouveau mécanisme de dédouanement des téléphones portables au Cameroun dynamise les recettes publiques. Celles-ci ont franchi la barre des 1,8 milliard de FCFA, portées par l’enregistrement systématique des numéros IMEI.
La politique de traçabilité technologique impulsée par l’administration douanière camerounaise produit des résultats financiers probants.
Entre le mois d’avril et le début de ce mois de septembre 2026, les services des douanes ont collecté plus de 1,8 milliard de FCFA de droits et taxes sur les téléphones portables importés. Une performance nette qui surclasse largement les quelque 400 millions de FCFA engrangés sur la même période en 2025, illustrant une mutation profonde dans le recouvrement fiscal du secteur de la téléphonie.
Cette embellie s’explique par la mise en application effective du nouveau dispositif de dédouanement fondé sur l’enregistrement obligatoire des numéros IMEI. Depuis son lancement, environ 386 000 téléphones ont été officiellement déclarés par les usagers et importateurs. En parallèle, la fermeté des autorités s’est illustrée par le blocage effectif de plus de 1 000 appareils non régularisés, marquant une volonté manifeste d’assainir le marché national face aux importations illicites.
Au-delà de la performance chiffrée, ce dispositif redéfinit les contours du commerce des équipements de communication au Cameroun, conjuguant l’impératif de souveraineté fiscale avec la sécurisation d’un marché longtemps dominé par les circuits informels.





