Enlevés mardi dernier lors d’une incursion séparatiste à Wum dans le Nord-Ouest, les cinq enseignants de l’ENIEG ont recouvré la liberté mercredi soir. Un dénouement heureux entaché toutefois par la mort tragique du commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase, abattu au cours de la même attaque menée en marge d’une visite officielle.
Le cauchemar a pris fin pour la communauté éducative de Wum, bien que la douleur demeure ancrée.
Moins de quarante-huit heures après leur rapt, Kwa Hope, la directrice de l’École normale d’instituteurs de l’enseignement général (ENIEG), ainsi que ses collègues Ache Presilla, Kometa Divine, Kum Nadine et Nchia Dieudonné, ont été libérés dans la soirée de mercredi. Des clichés diffusés jeudi matin les ont montrés posant aux côtés d’éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR), attestant du travail de sécurisation mené par les forces régulières dans cette zone sensible de la région du Nord-Ouest.
Si ce dénouement soulage les familles, il ne parvient pas à occulter le drame humain et institutionnel survenu au même moment. Lors de l’attaque perpétrée par des combattants séparatistes contre l’établissement, le Commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase a perdu la vie alors qu’il effectuait une visite de terrain aux côtés du préfet du département de la Menchum.
Cet épisode dramatique met crûment en lumière la vulnérabilité persistante du personnel éducatif et des autorités administratives face aux exactions armées, tout en soulignant les défis sécuritaires constants auxquels fait face l’État dans la gestion des zones en crise.





