Une ONG dénonce 40 exécutions sommaires après la présidentielle d’octobre 2025 au Cameroun.
La situation politique au Cameroun continue d’inquiéter les organisations de défense des droits humains. Lors de la 87e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tenue à Banjul, en Gambie, l’ONG camerounaise « Un Monde Avenir » a dressé un tableau alarmant de la répression post-électorale dans le pays.
Selon cette organisation, au moins 40 exécutions sommaires présumées et près de 2 000 arrestations arbitraires auraient été enregistrées depuis l’élection présidentielle d’octobre 2025. Parmi les victimes citées figurent des militants politiques, des leaders d’opinion, des activistes et même des mineurs.
L’ONG dénonce notamment des arrestations visant des personnalités ayant soutenu publiquement l’opposant Issa Tchiroma Bakary, ainsi que la mort en détention de l’activiste et homme politique Anicet Ekane. Elle évoque également l’arrestation de plusieurs observateurs de la société civile.
Pour de nombreux observateurs, ces dénonciations ravivent les critiques contre le régime quarantenaire de Paul Biya, régulièrement accusé par ses détracteurs de réprimer les voix dissidentes et de restreindre les libertés publiques.
Face à ces accusations, « Un Monde Avenir » demande l’ouverture d’enquêtes indépendantes, la libération des détenus d’opinion et la fin des arrestations liées aux opinions politiques.





