Cameroun : Sur ABK radio, Kah Walla dit ne pas comprendre ce peuple qui refuse de descendre dans la rue pour faire tomber le régime

Kah Walla

La femme politique appelle le peuple à descendre en masse dans les rues de la capitale politique Yaoundé pour faire fuir le dirigeant camerounais.

La présidente du Camerooon people party (CPP), poursuit sa lutte contre le régime de Yaoundé qu’elle qualifie de dictatorial.

Bien connue pour son franc-parler et son intransigeance, elle ne cache plus son envie de voir le pays basculer entièrement dans vers révolution non-violente, à l’image du Burkina Faso, du Soudan ou encore de l’Algérie, ceci pour réclamer le départ de Paul Biya.

Ce matin sur ABK radio dans le programme « Osons le dire », l’activiste politique de 55 ans, très hostile au régime, a été interpellée sur le comment ramener la paix au Cameroun, notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest.

Comme toujours, Kah Walla a expliqué qu’il est fondamentalement impossible d’envisager une quelconque stabilité du pays avec toujours à sa tête le vieux président de 87 ans, dont 38 au pouvoir.

L’initiatrice de mouvement « Stand up For Cameroon », et du « vendredi en noir » a soutenu que le peuple doit absolument reprendre sans crainte son destin en main « La violence de Biya ne représente rien à celle de Omar Hassan el-Bechir (président soudanais reversé par la rue Ndlr », a-t-elle mesuré. Avant d’indiquer que le seul moyen de restaurer la confiance des anglophones reste le départ du locataire du Palais d’Etoudi. « Si Paul Biya part aujourd’hui, on a une chance de récupérer les anglophones », a-t-elle insisté.

Une fois le régime tombé, Kah Walla, trois fois candidate aux élections présidentielles au Cameroun, ayant récemment pris part au forum de Munich (Allemangne) pour la transition politique au Cameroun, explique que l’on devra mettre en place un gouvernement de transition qui devra faire deux ans et conduire le vrai dialogue national.

L’activiste politique estime par ailleurs qu’aucune armée dans le monde ne peut vaincre un peuple. Kah Walla laisse également entendre que la masse critique qui a boycotté le double scrutin du 9 février dernier peut faire tomber le régime de Yaoundé par une descende dans les rues.

Pour rappel, Kah Walla a arpenté une fois de plus les rues de Yaoundé le vendredi 07 février dernier pour les memes objectifs. Elle avait également la mission  d’inviter les citoyens à boycotter les législatives et municipales du 9 févier 2020.

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