Can 2025: La lettre de Jean Claude Mbede

Dans cette sortie, le journaliste fait une annonce foudroyante concernant son boycott de la Can 2025 au Maroc.

 

LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS:

POURQUOI JE NE ME RENDRAI PAS AU MAROC POUR LA CAN 2025

Mes chers compatriotes, chers frères et sœurs amoureux des Lions Indomptables,

Depuis près de trois décennies, j’ai suivi notre équipe nationale sur tous les continents.

Pour moi, comme pour des millions de Camerounais, les Lions ne sont pas une simple équipe de football : ils sont le ciment de notre unité, notre fierté internationale et, pour nous qui vivons loin de la terre natale, le lien charnel qui nous rattache à la patrie.

Pour nous qui vivons en exil colle moi depuis 19 ans — les Lions Indomptables ne sont pas qu’une simple sélection sportive. Ils sont le dernier fil de soie qui nous relie à la terre patrie, l’étendard de notre fierté collective face au monde.

Le Cameroun s’est bâti une légende grâce au sacrifice de pionniers comme Thomas Nkono,, Joseph Antoine Bell, Roger Milla ou Omam Biyik. Ils ont fait de notre pays le « Brésil de l’Afrique » ou l’équipe de football la plus sympathique que le monde entier aimait regarder sans la connaître.

L’équipe du Cameroun a bâti sa réputation en 1982 en rentrant invaincue de la coupe du monde en Espagne. Le dirigeant d’aujourd’hui avait à peine 6 ans. Puisque la légende raconte qu’il serait né en 1976.

Mais aujourd’hui, cet héritage sacré est menacé par un mal profond : l’égocentrisme absolu.

Cependant, le cœur lourd et après une mûre réflexion, j’ai décidé de renoncer à mon invitation par la CAF et à mon voyage au Maroc pour la CAN 2025.

UNE ÉQUIPE PRISE EN OTAGE PAR L’EGO

Le football camerounais traverse une zone de turbulences sans précédent, non pas par manque de talent, mais par une volonté de contrôle absolu. Nous assistons à la transformation de notre patrimoine national en un instrument de gloire personnelle. Aujourd’hui, l’équipe nationale semble servir les intérêts d’un seul homme : si les Lions gagnent, c’est lui qu’on célèbre ; s’ils perdent, c’est la faute des autres.

Cette atmosphère toxique a brisé l’âme de notre sélection. L’entraîneur Pagou, nommé pour servir les desseins d’un exécutif soucieux de régler des comptes, se retrouve à la tête d’un groupe amputé de ses forces vives.

L’EVICTION DES CADRES ET LE MALAISE DES JOUEURS

Comment justifier la mise à l’écart des joueurs les plus expérimentés, ceux-là mêmes qui ont qualifié le pays ?

André Onana, au sommet de son art en club, ET CONSIDÈRE COMME LE JOUEUR camerounais LE PLUS DISCIPLINE DES CLIBS OÙ IL a ÉVOLUE, est écarté sans raison sportive valable.

André Onana n’a jamais eu de problème en club ni avec un coéquipier ni en sélection avant  l’arrivée du président de la fédération actuel.

Or on se souvient que Samuel Eto’o avait eu des problème dans tous les clubs avec ses coéquipiers. Er entraîneurs. Aujourd’hui, aucun club où il a évolué n’est valable de lui ouvrir les portes. No son vestiaires. Ses anciens partenaires de l’Inter Zanetti auj vice président) ou Chivu (entraîneur) ne mont jamais invité.

Vincent Aboubakar, notre capitaine emblématique, et Michaël Ngadeu, au comportement exemplaire, sont laissés à la maison.

Leur crime ? Ne pas avoir fait allégeance à l’ego du président de la Fédération. Aujourd’hui, de nombreux joueurs ne se rendent au Maroc que par crainte de sanctions administratives. Quel résultat peut-on espérer d’un groupe qui voyage sans conviction, dans la peur et la division ? Le résultat de cette compétition semble, hélas, déjà écrit.

LES JOUEURS NE VEULENT PLUS DE LA SÉLECTION

Le cas de Jean-Charles Castelletto est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Déclaré forfait pour blessure par la FECAFOOT, le joueur a pourtant été aperçu s’entraînant normalement avec son club d’Al Duhail. Ce mensonge institutionnel et ce manque de transparence prouvent que la sélection est gérée comme une propriété privée, où l’on invente des blessures pour écarter ceux que l’on ne souhaite pas voir.

LA FIN DE LA GUERRE EST PROCHE

Je rejoins le scepticisme de la légende Joseph Antoine Bell, qui déclarait récemment sur RFI : « Une fédération qui décide d’avancer seule sera en difficulté dès la première activité. » En se privant du soutien de l’État et en créant des conflits inutiles, la fédération a elle-même organisé le « crash » qui s’annonce. Les difficultés actuelles sont créées par ceux dont la mission première était d’aider à gagner.

MON REFUS SYMBOLIQUE

Je refuse d’être le témoin complice de cette mise en scène. Je refuse de cautionner une expédition où l’humain et le sportif sont sacrifiés sur l’autel de la politique et de la vanité.

Je resterai donc loin du Maroc, observant cette compétition avec une immense tristesse, mais avec la conviction que le Cameroun est, et restera toujours, plus grand qu’un homme ou qu’une institution passagère.

Les Lions Indomptables appartiennent au peuple, et il est temps qu’ils lui soient rendus.

 

Jean-Claude Mbede Fouda Journaliste

 

 

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