Jeté en prison dans l’affaire MRC, le Dr Fouelefack attendu par les étudiants pour l’épreuve de la fin de semestre

Dr Fouelefack

Les étudiants du département d’Etudes Africaines, Niveau I, en plein dans les examens de fin de semestre privés de l’épreuve sur l’Histoire de l’Afrique. L’enseignant qui s’en charge, Dr est incarceré à la prison centrale de Kodengui depuis le 26 janvier

Il a fallu pour ces étudiants, d’attendre un peu plus d’une heure d’horloge pour comprendre l’évaluation concernant cette Unité d’enseignement n’aura finalement pas lieu, pourtant bien inscrite dans le programme de composition de cette fin de semestre. La longue attente se faisant dans l’une des salles de composition du département d’histoire de l’université de Dschang où officiait jusqu’à son incarcération Dr Fouelefack, départemental du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, en tant qu’enseignant.

À s’en tenir aux propos des apprenants, aucune leçon relative à cette Unité d’enseignement n’a été dispensée puisqu’il n y’aurait pas eu un autre enseignant pour substituer celui à qui revenait la responsabilité de dispenser l’UV. « Nous avons passé le semestre à espérer qu’il soit relaxé pour que nous puissions profiter de son service, de son savoir ; malheureusement non. Conséquence, pas d’enseignant pour Histoire d’Afrique ; même pas de support de cour », nous a confié un étudiant sous anonymat. À l’autre d’ajouter « on s’est plaint sans suite favorable, jusqu’à ce qu’arrive la session normale et nous sommes séchés ; on ne sait ce que nous réserve la suite. On ne sait si l’UV sera annulée ; mais comment ? ou simplement renvoyée à l’an prochain » s’interroge notre interlocuteur.

Cependant, la libération de Dr Fouelefack Christian reste incertaine. L’enseignant, par ailleurs Secrétaire de la fédération départementale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun dans la Menoua avait été interpellés suite à la marche blanche contre le « Hold up électoral », du 26 janvier 2019, ainsi que plusieurs cadres de son parti et jetés à la prison centrale de Kodengui ; ceci pour des faits graves portés à leur compte parmi lesquels « hostilité envers la patrie » et « rébellion ».

 

MenouActu

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