À l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025, l’opposition camerounaise tente de se réorganiser autour d’une plateforme commune. Deux anciens ministres, Bello Bouba Maïgari, président de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), et Issa Tchiroma Bakary, leader du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc), se positionnent comme figures de proue de ce projet politique. Mais déjà, des dissonances apparaissent dans la constitution de cette alliance fragile.
Bien que toujours détenu, l’ancien ministre de l’Administration territoriale, Marafa Hamidou Yaya, joue un rôle central dans la maturation de la plateforme. Selon plusieurs sources, c’est par le biais du notaire Abdoulaye Harissou que Marafa participe activement aux discussions. Son influence est perçue comme déterminante pour rallier l’adhésion des élites du Grand-Nord, considérées comme un maillon essentiel du projet politique en gestation.
Nos sources révèlent que Marafa manifesterait une préférence pour l’ancien ministre du Tourisme et des Loisirs, Bello Bouba Maïgari. Ce choix ne serait pas anodin : il découlerait de divergences profondes avec Issa Tchiroma Bakary, avec qui les rapports sont restés tendus au fil des années.
De son côté, Issa Tchiroma voit d’un œil inquisiteur l’implication de Marafa Hamidou Yaya. Certains proches estiment qu’il considère cette participation comme une tentative d’ingérence peu opportune, voire comme une menace à son influence dans le dispositif politique en construction.
Entre ambitions personnelles, alliances stratégiques et rivalités anciennes, la plateforme portée par Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma Bakary reste pour l’instant un chantier en suspens. L’équilibre des forces dépendra en grande partie de la capacité des initiateurs à surmonter leurs divergences et à capitaliser sur l’aura politique, toujours influente, de Marafa Hamidou Yaya.





