Le compte à rebours est lancé pour les citoyens camerounais non encore inscrits sur les listes électorales. Conformément au Code électoral, la campagne de révision des listes prendra fin le 30 août prochain. Une date butoir imminente qui conditionne la participation aux prochaines élections municipales et législatives, prévues pour l’année prochaine.
C’est une course contre la montre qui s’engage pour des milliers de citoyens. À la date de ce 19 août 2026, il ne reste que onze jours aux Camerounais désireux d’accomplir leur devoir civique lors des prochains scrutins pour se faire enregistrer. La date officielle de clôture des inscriptions est fixée au dimanche 30 août 2026.
Cette échéance n’est pas une surprise, mais une contrainte légale. Selon les dispositions du Code électoral, dès l’annonce d’une année électorale — le pays se prépare à renouveler ses conseillers municipaux et ses députés en 2027 —, le corps électoral est convoqué. Cela entraîne automatiquement la fin de la période de révision des listes. Pour mémoire, selon un rapport publié il y a quatre mois, le Cameroun comptait plus de 8,2 millions d’électeurs inscrits.
Pour faciliter cette opération cruciale, Elecam, l’organe chargé de l’organisation des élections, a diversifié ses méthodes. Les citoyens peuvent se rendre physiquement dans les bureaux d’Elecam sur l’ensemble du territoire national pour se faire enrôler. Parallèlement, la possibilité de s’inscrire en ligne est également disponible via la plateforme dédiée, offrant une alternative plus rapide.
Une fois la date fatidique du 30 août passée, il ne sera plus possible de s’inscrire pour cette session. Les électeurs dont le nom figure sur la liste électorale définitive pourront toujours se rendre dans les bureaux d’Elecam pour retirer leur carte d’électeur. Il est par ailleurs utile de rappeler que le jour du scrutin, la présentation de la Carte Nationale d’Identité (CNI) sera suffisante pour voter, à condition que l’électeur soit bien enregistré.
Si le calendrier électoral se confirme pour des élections en février prochain, le Code électoral prévoit une courte période de réouverture des inscriptions en janvier. Cependant, il s’agirait d’un délai extrêmement bref, ne laissant que peu de marge aux retardataires. L’enjeu est donc de saisir l’occasion actuelle. L’exercice de la démocratie commence par une simple démarche : l’inscription sur les listes.





