La troisième promotion de la National School for Local Administration (NASLA) suit actuellement un stage militaire de 45 jours. Cette formation, décidée par la présidence de la République, vise à renforcer la discipline et le patriotisme des futurs cadres locaux. L’initiative, axée sur la sécurité et le civisme, relance le débat sur la militarisation de la haute fonction publique.
L’État camerounais mise sur la rigueur martiale pour encadrer ses futurs gestionnaires territoriaux. L’envoi des 347 élèves-administrateurs de la NASLA au Centre d’instruction de la police de Mutengene illustre la volonté politique de durcir la formation des élites civiles.
Pendant un mois et demi, ces futurs cadres des cycles A et B sont soumis à des exercices physiques, un encadrement civique et un apprentissage des notions de sécurité. Prescrit par le chef de l’État, ce stage vise à consolider l’unité nationale, le patriotisme et le sens du service public face aux réalités du terrain.
Si de nombreux observateurs saluent une mesure nécessaire pour garantir la discipline et la cohésion nationale, d’autres s’inquiètent de l’influence croissante des méthodes militaires dans le parcours des responsables civils.
Cette immersion à Mutengene dessine le profil des futurs acteurs de la décentralisation. Reste à savoir si cette formation renforcera l’efficacité de l’administration locale ou si elle accentuera simplement le contrôle sécuritaire sur les collectivités territoriales.





