Célestin Bedzigui exhorte l’opposition à bâtir un front commun pour 2025.
Célestin Bedzigui, leader du Parti de l’Alliance libérale (PAL), a profité du congrès annuel du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), qui s’est tenu du 23 au 24 mai à Nkolafamba, pour lancer un message fort à ses collègues de l’opposition : l’unité est la clé pour espérer un changement véritable.
Lors de cette rencontre, Celestin Bedzigui a indiqué avec insistance que l’avenir du pays dépend de la capacité de ses acteurs à s’unir derrière un projet commun. « La fragmentation ne nous mènera nulle part », a-t-il déclaré, en insistant sur la nécessité de dépasser les querelles et les divergences pour se concentrer sur un objectif partagé : une alternance crédible et durable.
Ancien adjoint au maire de la commune de Monatélé, Célestin Bedzigui a aussi souligné que sans une candidature unique, capable de rassembler l’ensemble des forces d’opposition, toute perspective de victoire serait compromise. « La force de l’union donnera naissance à un candidat qui pourra faire face à la puissance du pouvoir en place », a-t-il affirmé.
Plusieurs figures politiques présentes lors du congrès ont montré leur ouverture à cette idée d’union. Parmi elles, Joshua Osih (SDF), Pierre Kwemo (UMS), Baleguel Nkot (UPC) et Sam Mbaka (Groupe de Douala).
Célestin Bedzigui a insisté sur le fait que l’unité ne doit pas se limiter à une simple alliance de circonstances, mais plutôt se traduire par une véritable convergence de visions et de stratégies. « Nous ne sommes pas des ennemis, mais des partenaires dans cette bataille pour le changement », a-t-il précisé.
Pour renforcer la symbolique de son appel, le président du PAL a proposé que sa résidence située au bord de la Sanaga, à Monatélé, devienne le lieu de discussions futures. Un endroit chargé d’histoire, puisqu’il rappelle la rencontre historique de 1992, quand le président Paul Biya y reçut l’onction lors des premières élections multipartites.
« C’est ici que le Cameroun a commencé son véritable retour à la démocratie », a rappelé Bedzigui. Selon lui, ce lieu pourrait devenir un symbole d’un nouveau départ pour le pays, un espace de dialogue où toutes les forces politiques pourraient se retrouver pour bâtir une alternative crédible.




