Dieudonné Yebga conteste l’élimination de sa candidature et annonce qu’il va saisir le Conseil constitutionnel.
Écarté de la course à la présidentielle du 12 octobre prochain, Dieudonné Yebga, candidat investi par le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), ne compte pas en rester là. Dans un communiqué officiel publié ce 27 juillet 2025, le leader politique annonce qu’il va contester la décision du Conseil électoral d’ELECAM devant le Conseil constitutionnel, comme le lui permet la loi électorale.
C’est par la résolution N°2025-012/R/ELECAM/CE, adoptée à l’unanimité lors de la troisième session ordinaire du Conseil électoral tenue le 26 juillet, qu’ELECAM a rejeté la candidature de Dieudonné Yebga. Ce dernier dit en avoir « pris acte », mais dénonce une manœuvre orchestrée en coulisses par un groupe d’individus visant à saboter sa légitimité au sein du MANIDEM.
« Nous sommes convaincus que la décision de rejet de notre candidature a été influencée par une autre “candidature” ourdie par un groupe d’individus, visiblement mus par le gain facile, qui prônent un changement de façade », écrit-il
Dieudonné Yebga réaffirme que sa candidature s’appuie sur une restructuration légitime du MANIDEM, soutenue par la volonté des militants et conforme aux textes organiques du parti. L’homme politique dénonce une contradiction flagrante dans l’attitude des institutions : « Comment peut-on refuser d’accepter le changement intervenu au sein du MANIDEM, clairement adossé sur la volonté des militants, et prétendre vouloir un changement à la tête du pays ? »
En attendant de porter l’affaire devant le Conseil constitutionnel, lance un appel au calme : « Nous appelons les militants et sympathisants du MANIDEM, ainsi que tout le Peuple du Changement Pacifique, au calme et à la responsabilité, dans l’espoir que le Conseil Constitutionnel nous rétablisse dans nos droits. »
Pour certains observateurs de la scène politique camerounaise, l’irruption de Dieudonné Yebga dans le dépôt des candidatures n’est pas le fruit du hasard. Ce dernier, relativement inconnu du grand public jusqu’à ces dernières semaines, est accusé par certains analystes d’être un pion du régime en place, instrumentalisé pour semer simplement la confusion au sein du MANIDEM et fragiliser la candidature de Maurice Kamto.





