À l’approche des prochaines élections législatives et municipales prévues en février 2027, les tensions s’enflamment au sein du RDPC. Le chef de la délégation régionale du Centre, Gilbert Tsimi Evouna, a exigé l’annulation de la note de désignation des superviseurs signée par Laurent Serge Étoundi Ngoa, étalant au grand jour une violente lutte de leadership dans le département du Mfoundi.
La machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) traverse des zones de turbulences à Yaoundé. Par une note de service datée du 31 août 2026, Laurent Serge Étoundi Ngoa, agissant en qualité de chef de la délégation permanente départementale du Mfoundi, a unilatéralement nommé des superviseurs et chargés de mission pour encadrer les opérations préparatoires dans les sept sections du département.
Cette décision n’est pas passée inaperçue au sommet de l’appareil partisan. Dans une correspondance officielle datée du 4 septembre 2026, Gilbert Tsimi Evouna, chef de la délégation permanente régionale du Centre, a recadré son homologue en lui demandant de surseoir immédiatement à l’exécution de cette note, déplorant de n’avoir été associé ni consulté. Un rappel à l’ordre formel qui met en lumière une guerre de leadership ouverte entre pontes du parti au pouvoir à l’aube des échéances électorales.
Alors que la fameuse «discipline de parti » est censée prévaloir pour aborder les scrutins à venir, ce bras de fer institutionnel démontre que la bataille pour le contrôle des structures de base dans la capitale demeure un enjeu hautement inflammable.





