L’homme politique et président du MP3 Samuel Hiram Iyodi s’invite également sur le débat de l’instauration du poste de vice-président au Cameroun. Il s’insurge d’ailleurs de la mise en place d’un vice-président tel que présenté dans le projet déjà adopté au parlement. C’était lors de son passage à l’émission La Vérité En Face d’Equinoxe Tv.
« J’étais candidat à l’élection présidentielle, j’ai fait campagne sur la base d’un projet que j’ai défendu devant les Camerounais. Donc, si jamais j’avais été élu, c’est ce projet-là que j’aurais dû implémenter. Il n’a jamais été question, il ne me semble pas, dans le projet défendu par le chef de l’État, pour le peu dont nous avons pris connaissance, qu’il promettait l’instauration d’une fonction de vice-président, dit-on, pour stabiliser un peu plus l’exécutif du Cameroun. Ça, c’est la première des choses. Et la deuxième des choses, c’est que, déjà, le texte ne dit pas exactement quelles sont les conditions à remplir pour être effectivement vice-président. C’est une curiosité. Je vais beaucoup plus loin, il y a une violation profonde de la légitimité populaire. Nous nous retrouverions donc au Cameroun avec un vice-président de la République nommé par le chef de l’État, pouvant lui succéder en cas de vacance et donc, un président de la République qui n’a pas été désigné par les citoyens camerounais…Une fois de plus, comme pour l’électricité, comme pour la gestion des localités, c’est une question de conservation de pouvoir. Le président de la République, Paul Biya décidera ou déciderait de qui serait le troisième président de la République du Cameroun à la place des citoyens camerounais. Nous continuons de condamner cette manière de faire. Nous la subissons de fait. Nous pensons que s’il faut un vice-président, il doit être élu en même temps que le président de la République a un scrutin de liste auquel les Camerounais seront conviés »




