De retour de Paris, l’influenceur Steve Fah raconte avoir longuement échangé avec le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé, qu’il décrit comme un homme lucide, cultivé et profondément attaché au service de l’État. Il affirme avoir également été agréablement surpris par sa rencontre avec le ministre Paul Atanga Nji, qu’il juge plus accessible et humain que son image publique.
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Il y a quelques jours, à bord du vol qui me ramenait de Paris vers le Cameroun, j’avais comme voisin Monsieur Martin Mbarga Nguélé, Délégué général à la Sûreté nationale. J’ai donc eu le privilège de partager plusieurs heures avec lui. Pendant près d’une heure, nous avons échangé sur la police, le Cameroun, les grands défis de notre pays et sa vision de l’État.
Je dois l’avouer : cette conversation m’a profondément marqué.
À 94 ans, j’ai découvert un homme d’une lucidité impressionnante, d’une cohérence rare et d’une culture exceptionnelle. J’ai rencontré un homme profondément attaché à l’éthique, à la discipline, au sens de l’État et à la loyauté envers les institutions de notre République.
Au fil de notre échange, j’ai compris pourquoi tant de policiers l’appellent affectueusement « le père de la Police ». Pour ma part, j’y ai surtout vu un père au service du Cameroun, un homme qui a consacré une grande partie de sa vie à son pays avec une conviction qui force le respect.
Cette rencontre m’a rappelé une leçon que la vie m’enseigne de plus en plus : avant de juger une personne, prenez le temps de la connaître.
Il y a quelque semaines déjà, j’avais également eu l’occasion de discuter, pour la première fois, avec le Minat, Paul Atanga Nji. Là aussi, j’avais été surpris par le décalage entre l’image que beaucoup ont de lui et l’homme que j’ai rencontré : quelqu’un de très avenant, très accessible et profondément humain. J’ai également découvert une facette dont on parle très peu : son attachement à aider les plus démunis, sans caméras et sans chercher à faire parler de lui.
Les réseaux sociaux, les médias et les rumeurs fabriquent parfois des images qui ne reflètent pas toute la réalité. Rien ne remplace une discussion sincère pour découvrir la véritable personnalité de quelqu’un.
Nous pouvons être d’accord ou non avec les idées, les décisions ou les politiques menées. C’est normal dans une démocratie. Mais lorsqu’il s’agit des personnes, évitons les jugements hâtifs. Derrière une fonction ou une réputation se cache souvent un être humain que l’on ne connaît pas vraiment.
Merci, Monsieur Martin Mbarga Nguélé, pour ce moment d’échange, pour cette leçon de patriotisme, de rigueur et de fidélité au service de l’État. Vous méritez le respect, et je comprends aujourd’hui pourquoi tant de policiers vous considèrent comme le père de la Police. Pour ma part, je retiendrai surtout l’image d’un homme qui, à 94 ans, continue de servir son pays avec une passion et une lucidité remarquables. 🇨🇲
Steve Fah





