Axe Douala-Yaoundé : Révélations accablantes sur les dérives du service « VIP » en agence

Suite aux interpellations sur la baisse de qualité des prestations « VIP » entre Douala et Yaoundé, de troublantes révélations pointent du doigt la gestion opaque de certains chefs d’agence. Entre harcèlement, salaires de misère et détournements de provisions, les compagnies de transport routier sont urgemment interpellées.

Le confort prôné par les grandes agences de voyage sur l’axe lourd Douala-Yaoundé cache-t-il une réalité administrative et humaine préoccupante ? Quelques jours après les interpellations publiques sur la dégradation manifeste des prestations « VIP » — impliquant des enseignes de renom telles que Bucavoyages, Général Voyage et Finexs Voyage —, les langues se délient pour exposer des dysfonctionnements internes profonds.

Loin d’incomber directement aux fondateurs de ces entreprises, le mal semble enraciné dans les agissements de certains responsables d’agence véreux. Selon les informations relayées par le journaliste Gaël François MBALA à la suite d’un témoignage de l’interne, le management de proximité souffre de dérives éthiques graves.

Rétorsions, salaires de misère et détournements

Le tableau dressé par cette source interne met en lumière un climat de travail délétère. Des hôtesses de bord se verraient ainsi imposer des modifications arbitraires de leurs plannings de mission — impactant directement leurs revenus, indexés sur les voyages effectués — pour avoir repoussé les sollicitations extra-professionnelles de certains supérieurs.

Une précarité accentuée par des conditions salariales indignes : la rémunération mensuelle de ces employées oscillerait entre 45 000 et 60 000 FCFA, primes de risque comprises, des montants versés à main levée et souvent amputés de manière injustifiée.

À ces abus humains s’ajoute une gestion patrimoniale pour le moins cavalière. Les produits de première nécessité destinés au confort des passagers, à l’instar du café et du thé, feraient l’objet de détournements récurrents pour être revendus dans des échoppes de quartier ou distribués dans le cercle familial.

L’impératif d’un assainissement structurel

Face à ces révélations qui ternissent l’image de marque et la compétitivité de ces fleurons du transport interurbain, la balle est désormais dans le camp des directions générales.

Seule l’institution d’audits rigoureux — couplée à un contrôle strict des fiches de paie, des stocks et des prestations réelles offertes à bord — permettra de séparer le bon grain de l’ivraie et de restaurer la confiance des usagers sur la Nationale n°3.

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