Tueries de Kumba : Steve Fah a-t-il de droit de pénétrer la scène de crime ? Éclairages d’un expert

La police camerounaise est de plus en plus critiquée, après qu’elle ait laissé le blogueur Steve Fah  pénétrer la scène de crime du massacre d’enfants à Kumba.

A cet effet, voici l’analyse que nous propose Armel Stephane:

 

À kumba la police camerounaise expose son incompétence et son amateurisme.

Depuis hier, les images de Steve Fah et son équipe les indiquant sur la scène de crime du collège Francesca circulent sur la toile.

Ce n’est qu’au Cameroun que la police peut laisser n’importe qui se balader sur une scène de crime alors que l’enquête n’a pas encore été bouclée. Ça fait moins de 6 jours que les enfants ont été assassinés et la police s’en avoir clôturer son enquête s’amuse à laisser entrer des personnes non acréditées sur la scène de crime. Ceci démontre tout simplement que la quête de vérité sur ce drame n’intéresse guère la police.

Dans une affaire criminelle, la scène de crime est comme le laboratoire du scientifique, elle recèle les éléments de base pour débuter l’enquête et ne doit pas être souillée.
Pendant que dans les pays sérieux après un crime, policiers, expert en criminalistique, pompiers, techniciens en identité judiciaire, etc s’activent sur les lieux du crime, au cameroun on laisse n’importe qui pénétrer jusqu’a donner l’accès aux amuseurs publics.

Il existe deux types de scènes du crime, elle est dite « primaire » quand il s’agit du lieu même où s’est déroulé le délit. Elle est appelée « secondaire » quand, par exemple, le corps d’une victime a été transporté sur un autre lieu ou lui est lié (véhicule qui a servi à transporter le corps, par exemple).
C’est sur la scène de crime primaire que les indices vont en général êtres les plus nombreux donc elle doit être fermée au public. Il est important pour la résolution de l’enquête que les règles de procédure soient respectées. La scène de crime doit donc être délimitée, sécurisée et photographiée dans un premier temps.
Dans un second temps, il va falloir relever les indices, identifier et interroger les témoins, les suspects, et faire la reconstitution du crime.

Non messieurs les policiers vous ne faites pas bien votre travail.
Vous devez tenir éloigné les curieux, les badauds, les journalistes et les amuseurs publics.
Rapidement une scène de crime peut être envahie par des personnes qui n’ont rien à y faire, mais qui jouent les curieux en vue de s’informer ou dans le cas journalistique rapporter les faits, où de blanchir leur image comme le cas de Steve Fah.
La scène peut être occupée par tout un tas de personnes au moment de la découverte mais dans les heures qui suivent : policiers, médecins, ambulanciers, experts, techniciens médicolégaux, etc occupent les lieux jusqu’à la fin de l’enquête.

Même à travers les romans policiers je sais que la scène de crime doit être sécurisée et circonscrite par des rubans de signalisation. L’identité des experts et enqueteurs accédants au lieu est notée ainsi que les objets qui quittent la scène. Ils doivent porter des combinaisons en papier ainsi que des surchaussures, des gants chirurgicaux, voire des masques afin d’éviter toute contamination des indices.

Vous emmenez Steve Fah sur une scène de crime en qualité de quoi ? Il est un expert ?
Quand bien même il le serait, où sont ses EPI (équipements de protection individuelle)? Mais vous ne regarder pas la télévision où quoi ?

C’est regrettable ! »

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