Saisi d’une invitation ministérielle jugée trop tardive, le Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNES) a décliné la rencontre prévue ce 11 septembre 2026. Tout en réaffirmant sa disponibilité face à la grève générale qui paralyse les universités publiques, le syndicat propose de reporter les discussions entre le 15 et le 18 septembre.
Le torchon brûle un peu plus entre la tutelle et la communauté universitaire. Alors que le ministère de l’Enseignement supérieur espérait amorcer un dénouement par une convocation expresse, le Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNES) a opposé une fin de non-recevoir au calendrier précipité de la tutelle, réaffirmant du même coup la réalité de la fronde.
Dans sa réponse officielle transmise le 10 septembre 2026, le bureau exécutif national, sous la plume de la secrétaire générale le Professeur Wogaing Fotso Jeannette, a démonté les modalités de cette convocation. Le syndicat déplore un délai trop restreint pour organiser une mobilisation adéquate et pointe l’incohérence d’ignorer le contexte de grève totale et illimitée qui paralyse actuellement les universités publiques. Les enseignants rappellent que leurs revendications de fond — notamment le versement des allocations de modernisation de la recherche et l’apurement de la dette académique — demeurent urgentes, tout comme le traitement de leurs demandes d’audience restées lettres mortes depuis novembre 2025.
Loin de fermer la porte au dialogue, le SYNES tend une main constructive aux autorités en proposant de fixer la concertation entre le 15 et le 18 septembre 2026. Une balle renvoyée dans le camp de l’exécutif, qui doit désormais composer avec des enseignants déterminés à obtenir gain de cause avant une normalisation effective de l’année académique.





