Un an après sa réélection le 12 octobre 2025 avec 53,66 % des voix, le chef de l’État fait face à d’importants défis. Entre inflation persistante, chômage des jeunes, crises sécuritaires et pression financière, les résultats peinent à se concrétiser sur le terrain. Malgré un budget d’État record de 8 816,4 milliards de FCFA en 2026, l’attente des citoyens reste vive.
Le 8e mandat de Paul a désormais un an. Le 12 octobre 2025, le Chef de l’État remportait un huitième bail consécutif face à son principal challenger, Issa Tchiroma Bakary (35,19 %). Un an plus tard, l’apaisement politique espéré laisse place à un constat d’urgence socio-économique dans une majorité de foyers camerounais.
Au quotidien, la vie chère demeure le principal souci des ménages. Le coût du panier de la ménagère, du logement, des transports et de la scolarité continue de peser sur le pouvoir d’achat, tandis que la jeunesse fait face aux difficultés d’accès à l’emploi. Dans son rapport au titre de l’article IV publié en avril 2026, le Fonds monétaire international (FMI) souligne que les déficits d’infrastructures et l’accès limité au financement freinent la croissance. L’institution note également que les retards dans l’exécution des investissements publics réduisent leur impact réel sur l’économie.
Sur le plan budgétaire, bien que la loi de finances 2026 mobilise 8 816,4 milliards de FCFA, les contraintes financières persistent. Selon le FMI, le déficit budgétaire s’est élargi à 2 % du PIB en 2025, entraîné par des recettes non pétrolières en deçà des attentes et des dépenses courantes en hausse, exposant toujours le Cameroun à un risque élevé de surendettement.
Aux difficultés économiques s’ajoutent des défis sécuritaires majeurs. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, le conflit séparatiste continue de fragiliser les activités locales, tandis que l’Extrême-Nord reste sous la menace sécuritaire. Enfin, sur le plan de la gouvernance, les observateurs rappellent l’importance d’un renforcement des contrôles de la dépense publique et de l’opérationnalisation complète des mécanismes de transparence, à l’instar de l’article 66 de la Constitution.
Douze mois après le scrutin, le contrat de confiance entre l’exécutif et la population repose plus que jamais sur la délivrance de résultats concrets : des routes praticables, la fourniture continue d’électricité, des emplois stables et une baisse effective du coût de la vie.





