Moins d’une semaine après le retentissant scandale d’Essos, les forces de l’ordre ont mis la main sur 20 personnes cloîtrées dans une maison isolée et insalubre à Ngousso ce 6 septembre 2026. Entre psychose collective et prolifération de lieux de culte clandestins, la capitale politique fait face à une inquiétante série noire.
La psychose gagne du terrain au cœur de la capitale politique camerounaise. Au petit matin de ce dimanche 6 septembre 2026, la quiétude du quartier Ngousso a été brutalement rompue. Alertée par des riverains vigilants, la gendarmerie a mené une descente dans une concession située à la Montée Mosquée. Sur place, le bilan fait état de 20 personnes — 10 femmes, 8 hommes et deux enfants âgés de 6 et 7 ans — découvertes entassées dans un sous-sol en terre battue. Ce réduit servait de lieu de culte pour une structure autoproclamée dénommée « Mercy of God Ministries ».
Face à la tension et à la colère grandissante des populations massées sur les lieux, le sous-préfet de Yaoundé V, François Mabaya Essomba, est intervenu personnellement pour ramener le calme. Cette découverte survient à peine quatre jours après le séisme sécuritaire du 2 septembre dernier au quartier Essos. Pour rappel, une descente des forces de sécurité avait permis d’extraire des mineurs d’une maison isolée après un renseignement anonyme. Si les publications virales sur les réseaux sociaux avaient hâtivement évoqué plus de 41 enfants séquestrés, la CRTV et le ministère des Affaires sociales ont ramené ce chiffre à environ 18 mineurs, principalement des filles, incluant un bébé de 18 mois.
Face à la récurrence de ces configurations similaires, l’ombre d’un réseau structuré plane désormais sur Yaoundé. Les enquêteurs cherchent activement à établir un lien direct entre l’affaire d’Essos et cette nouvelle découverte de Ngousso. Dans le même temps, des vérifications sont amorcées dans d’autres zones de la ville, notamment à Nkoabang et Mimboman, où de pareils signalements font l’objet d’investigations.
Alors que plusieurs suspects ont été interpellés et conduits en exploitation, les motivations exactes de la présence de ces personnes dans des conditions aussi précaires restent floues. Le défi est désormais de taille pour les autorités administratives et judiciaires : démêler le vrai du faux et démanteler ces structures de l’ombre avant que la panique populaire ne fragilise la cohésion sociale.





