Un violent incendie a ravagé une trentaine de boutiques et un restaurant dans la nuit du 21 au 22 avril 2026, au marché de fruits du Parcours Vita, dans l’arrondissement de Yaoundé 2e. Si le bilan matériel est lourd, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Ce sinistre repose avec acuité la question de la sécurité électrique dans nos espaces marchands.
Le réveil a été brutal ce mercredi pour les commerçants du quartier Febe. Là où se dressaient hier encore des étals de fruits et des commerces florissants, il ne reste désormais que des débris carbonisés et une odeur persistante de fumée. Le marché aménagé dans la zone du Parcours Vita a été le théâtre d’un brasier dévastateur qui a réduit en cendres le fruit de plusieurs années d’efforts.
Une étincelle, puis le chaos
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le drame se serait noué au cœur de la nuit. Un court-circuit, survenu sur des installations électriques vétustes, serait à l’origine du sinistre. Rapidement, les flammes ont profité de la promiscuité des étals pour se propager avec une vitesse fulgurante. Le bâtiment principal, construit par la mairie, n’a pas résisté à la fureur du feu, emportant dans sa course une trentaine de boutiques ainsi qu’un restaurant situé à l’arrière de l’édifice.
Bien que l’alerte ait été donnée, l’intervention des sapeurs-pompiers n’a pas permis de sauver les structures. Face à l’ampleur du brasier, les soldats du feu n’ont pu que constater l’étendue des dégâts une fois l’incendie maîtrisé, laissant derrière eux des propriétaires de boutiques plongés dans le désarroi.
L’urgence d’une mise aux normes
Ce nouveau drame remet en lumière un problème structurel récurrent au Cameroun : la sécurité dans les marchés. Entre installations électriques de fortune, surcharges de lignes et absence de dispositifs d’extinction automatiques, les zones marchandes sont devenues de véritables poudrières. Au-delà de l’émotion légitime, c’est la responsabilité des gestionnaires de ces espaces qui est une nouvelle fois interrogée.
Pour les victimes, l’heure est désormais à l’évaluation des pertes, qui s’annoncent colossales. Pour les autorités municipales, l’enjeu sera de transformer ce drame en un point de départ pour une véritable politique de mise aux normes électriques des marchés de la capitale, afin que l’économie locale ne soit plus à la merci d’un simple fil dénudé.





