Une vive émotion secoue le quartier d’Odza à Yaoundé après de graves accusations d’agression sexuelle sur une fillette de trois ans au Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique. Alors qu’un certificat médical fait état de lésions, la direction de l’école rejette catégoriquement les faits et a déposé plainte pour diffamation, tandis que la gendarmerie mène de premières auditions.
Le traumatisme a franchi les murs de l’école pour embraser la toile en moins de vingt-quatre heures. À Yaoundé, l’affaire dite de « l’Olympic Glory School » cristallise désormais toutes les attentions et ravive l’angoisse des parents d’élèves. Au cœur de ce dossier délicat, la découverte par une famille de traces de sang sur leur enfant de trois ans au retour des classes. Les révélations des lanceurs d’alerte, appuyées par la diffusion de documents médicaux, ont immédiatement suscité l’indignation générale, plongeant l’établissement d’Odza dans une crise sans précédent.
La bataille des faits et des procédures
Sur le terrain, l’ambiance est lourde. Bien que les salles de classe soient fermées, l’administration et le fondateur de l’établissement observent une posture de stricte défensive. Pour la direction de GSB La Gloire Olympique, il s’agit d’une campagne de désinformation. Dans un communiqué officiel, l’école qualifie les faits de « mensongers », revendique l’efficacité de son système de vidéosurveillance et annonce avoir déposé une plainte à la Brigade de gendarmerie d’Odza pour protéger sa réputation.
Pourtant, la réalité médicale complexifie le dossier. Un certificat médico-légal daté du 26 mai 2026, émis par le Centre Médical d’Arrondissement (CMA) d’Odza, atteste de la présence d’une ecchymose sur la mineure. Si ce document est brandi par les proches de la victime comme la preuve de l’agression, les enquêteurs affichent une prudence de rigueur quant à sa qualification juridique définitive.
À la Brigade d’Odza, les premières auditions ont commencé sous le sceau du secret de l’instruction, les officiels se refusant pour l’instant à toute déclaration prématurée devant la presse.
Des enfants de plus en plus victimes
Cette affaire retentissante intervient dans un climat social camerounais de plus en plus intolérant face aux violences faites aux mineurs. La récurrence des faits de mœurs impliquant de jeunes enfants ces derniers mois a installé un climat de méfiance légitime chez les parents, amplifiant instantanément la viralité de ce drame sur les réseaux sociaux.
Face au risque d’un procès populaire et à la frénésie numérique, les autorités locales et les enquêteurs appellent formellement à la retenue et au calme. Seule l’issue des investigations judiciaires en cours permettra de démêler le vrai du faux et de rendre justice, loin du tribunal virtuel des réseaux sociaux.




