Dans une sortie sur la chaine privée émettant de Yaoundé Vision 4, le leader de la plateforme Kawtal n’y est pas allé de mains mortes pour s’attaquer à Maurice Kamto qui pour lui est un acteur politique par effraction, voué à l’échec.
Pour Elimbi Lobe : « Cela montre que l’opération qui a consisté pour M. Kamto de se faire investir par le Manidem était une grande opération de corruption. Mais cela montre aussi que, que ce soit le Manidem et sa direction, qui elle-même est une direction équivoque, que ce soit M. Maurice Kamto et tous ceux qui l’ont accompagné dans cet exercice, ils appartiennent à ce que j’appelle la racaille politique de notre pays.
J’ai très peur que ce genre de personnage transmette cette espèce de culture politique aux générations à venir, où on pense que le désordre est autorisé dans la vie politique, l’immoralité est autorisée, l’indiscipline est autorisée, on peut tout faire quand on veut, comme on veut, et le peuple nous suivra toujours, parce qu’on se prévaut de certains attributs tantôt universitaires, tantôt sociaux, pour croire que tout ce qu’on fait, le peuple va suivre, en particulier le peuple qui se mobilise sur des bases tribalistes.
A tous les compatriotes, je voudrais garder ce morceau choisi. L’apôtre Paul nous dit, « Or, nous vous ordonnons, frères, au nom du Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui marche de manière désordonnée. » Je pense que personne ne doute plus Cameroun que Maurice Kamto marche de manière désordonnée.
Il n’a pas sa place dans le champ politique. Et si le MRC le récupère pour qu’il entre de nouveau par le sommet, parce que M. Kamto appartient à la catégorie des hommes politiques qui entrent dans le champ politique par effraction. Parce que la voie normale d’entrée, soit vous créez un parti, soit vous êtes un militant et vous gravissez les échelons jusqu’à arriver au sommet. C’est le cas de M. Oshi, qui est un militant de base, qui a gravi tous les échelons, qui est devenu conseiller municipal, qui est devenu député, qui est devenu membre du comité exécutif national, qui est devenu président.
Patricia Ndam Njoya est également dans le même sillage. Les autres, c’est des acteurs par effraction. Ils violent les codes, ils violent les mœurs, ils violent les règles de bonne conduite, les coutumes politiques.
Kamto n’a jamais été un militant de base. Il n’aime pas la posture de militant de base. Il ne peut pas s’accommoder d’un statut de militant de base. Il est si orgueilleux qu’il lui faut absolument la présidence. C’est pour ça qu’on lui fabrique, dans tous les cas, des positions de président. Et ce type de construction ne peut qu’être vouée à l’échec »





