Yaoundé : le policier Bertrand Essomba tue son épouse enceinte

L’homme en tenue  tue sa femme après des menaces et violences répétées.

Bertrand Essomba, officier de police de 2ème grade en service au commissariat du 19ème arrondissement de Yaoundé, est accusé d’avoir tué sa femme, Jacqueline Essimbi, après une série de menaces et de violences conjugales.

Selon le lanceur d’alerte Paul Chouta, Bertrand Essomba avait pris l’habitude de menacer la mère de ses enfants, Jacqueline Essimbi. Le 12 avril dernier, il lui aurait adressé un message de menace de mort :

« … La prochaine fois que je vais me fâcher contre toi ça sera dramatique ».

Ce  message, qui constitue un véritable ultimatum mortel, aurait scellé le sort de la trentenaire.

Bertrand Essomba aurait violemment frappé Jacqueline, allant jusqu’à lui causer des blessures graves. La victime, enceinte de six mois, aurait été sauvagement battue, ce qui aurait contribué à sa mort. Lors des violences, il aurait également arraché une somme de 600 000 FCFA à Jacqueline, vendu un terrain appartenant à la famille et dépensé l’argent de son assurance.

Il est également révélé que le policier aurait profité de la situation de vulnérabilité de Jacqueline, qui souffrait d’une maladie chronique, pour la maltraiter encore davantage. En plus des violences physiques, il aurait signé une fausse procuration afin de toucher le salaire de la défunte, exploitant ainsi son décès à des fins financières.

Des témoins racontent que ces violences n’étaient pas isolées. Un proche, en larmes, dénonce :

« Cette fille souffrait d’une maladie depuis des années. Et Essomba, qu’on sait très violent, a profité de cette situation pour l’écraser. Ce qui s’est passé l’autre jour, c’est qu’elle l’a attrapé avec une autre femme à la maison. Lorsqu’elle s’est plainte, il l’a bastonnée en brisant ses côtes. »

Après avoir succombé à ses blessures à la Clinique Bethel de Messamendongo, à Yaoundé, le corps de Jacqueline Essimbi a été acheminé vers la morgue. La famille et les proches espèrent que justice sera faite face à cette tragédie qui met en lumière la gravité des violences conjugales et des abus commis par des figures d’autorité.

 

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