Les « 7 fautes majeures attribuées au MRC depuis 2018 »

Yves Abama militant et communicant du RDPC dans une sortie incendiaire, dévoile les « 7 péchés capitaux du MRC et de son Président » depuis 2018.

« Les 7 péchés capitaux du MRC et de son Président qui ont transformé la politique au Cameroun en barbarie :

1- La dérive messianique

Le MRC est venu en politique avec l’idée que son Président est un messie qui dont les opinions, les options et les orientations politiques devraient s’imposer à toute la classe politique. Conséquence, la moindre réserve émise face a une seule proposition du leader Maximo est depuis 2018 considérée comme un BLASPHÈME!!!

2- La dérive ethnofasciste

Le MRC est entré en politique non pas avec un projet de société mais en brandissant publiquement son projet communautaire. Ils n’étaient pas venus pour donner de l’eau, de l’énergie, des infrastructures routières scolaires et hospitalières à tous les Camerounais comme ils ont essayé de le faire croire par la suite. Dès 2018, pendant la campagne électorale, le Conseiller Spécial du Président, Albert Nzongang devant une foule chauffée à bloc au bois communautaire avait fait la déclaration suivante :

 » N’est-ce pas le pouvoir était au Nord avec Papa Ahidjo??? Après il est allé au Sud et à l’Est par Papa Paul Biya et mama Chantou car Mama Chantou est de l’Est??? Aujourd’hui c’est le tour de qui???  » Toute la foule répondit  » L’OUEST  »

Pendant que le Conseiller spécial parlait ainsi, son Président était assi et applaudissait à bras rompus. Cet épisode fut un tournant décisif dans la communautarisation du discours politique au Cameroun car on avait jamais entendu ce genre de propos dans un discours politique.

Bien plus encore, le MRC a développé une étrange tendance à accuser de bamiphobie tous ceux qui émettent le moindre reproche à son endroit ou à l’endroit de son président, montrant ainsi clairement que ce parti se considère sur la scène politique comme le représentant de la communauté bamilke pour laquelle il revendique le pouvoir.

3-Le totalitarisme idéologique :

Le MRC est venu en politique avec l’idée que son idéologie politique pourtant très clivante car tribaliste est la meilleure, la seule qui vaille. À partir de ce moment, tout porteur d’une idéologie non pas contraire mais differente était désigné comme un ennemi publique du  » peuple » que ce parti avait vite fait de patrimonialiser. Son idéologie est celle du peuple, son Président est celui du peuple, prétendre que le peuple peut avoir un autre Président ou une autre idéologie était devenu une véritable déclaration de guerre.

4- l’érection de l’insulte et de Linvective en arguments de poids:

Pour soumettre tous ses contradicteurs le MRC a érigé l’insulte et les invectives de toute nature en arguments politique. Pour réduire les autres acteurs politiques au silence, la violence verbale a été adoptés, du sommet de ce parti à la base. Entre 2018 et 2026 que n’a-t-on pas lu comme insanités venant du Président National ( qui peut traiter ses collègues enseignants de juristes du quartier) au vulgaire militant en passant par les autres membres du Directoire??? Il fallait insulter, tancer et même menacer de mort tout contradicteurs pour lui imposer ses idées, le droit de la force devenue l’arme principal d’un individu pourtant présenter par ses partisans comme « LE PAPE DU DROIT ». Quel paradoxe!!!

5- La démultiplication des faux profils qui déversent des insanités en permanence dans les RS 

Toujours dans le même sillage, on a vu apparaître dans les RS des légions de faux profils venant défendre l’idéologie du MRC au moyen de leur arme principale, l’insulte. Un partisan du MRC avait au moins 100 faux profils avec lesquels ils prenaient d’assaut toutes les pages et toutes les personnes qui osaient ne pas être d’accord avec eux, non pas pour leur donner des arguments mais pour leur rappeler comment ils étaient misérables, affamés mendiants et autres.

Cette technique barbare a tellement bien fonctionné que certains acteurs politiques ou de la société civile radicalement opposés à ces méthodes n’ont jamais eu le courage de les dénoncer publiquement ou même de faire la moindre critique au MRC. D’ailleurs, quelques acteurs politiques ou de la société civiles comme Me Claude Assira, Pr. Claude Abe ou encore Dr David Eboutou qui avaient osé dénoncer ouvertement cette barbarie ont été correctement rudoyé par ces faux profils, certainement à la demande du parti.

6-La mise en accusation permanente des autres leaders politiques:

Le MRC a également versé dans les procès en traîtrise pour ensauvager le débat politique. À chaque fois qu’un autre leader politique de l’opposition ne partageait pas à la virgule près toutes les orientations du guide suprême de la révolution d’Odza il était accusé de collaborer avec le régime.

Il a fallu par exemple en 2020 que le de Joshua Osih et le PCRN de Cabral Libii décident de ne pas respecter le mot d’ordre de boycott des élections locales lancé par le MRC pour leurs leaders deviennent des traîtres qui accompagnent le régime pour le légitimer. Entre temps, le même MRC veut absolument prendre part aux élections locales de 2026 et ne supporte pas que le FSNC qui appelle au boycott de ces élections le taxe également de TRAÎTRE, l’arroseur arrosé.

7- Une hostilité terrible à toute critiques.

Toute critique même modérée est considérée comme une attaque nucléaire par nos amis du MRC. Ils ont le droit de dire tout et n’importe quoi des autres mais personne ne doit critiquer ni leurs méthodes ni leurs façons de faire ni leur leader.
Face à ces comportements quasi grégaires, les autres acteurs politiques ont été obligés de riposter et parfois avec les mêmes méthodes, ce qui a hélas plongé définitivement le débat politique dans la gadoue où il se trouve à l’heure actuelle.

Yves ABAMA »

 

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie: ,

Le nouveau Cabinet de l’Assemblée Nationale hausse le ton. Trois ex-responsables, dont Marga Yeguié Ibrahim, fils de l’ancien Président de la Chambre, ont 48 heures

Le nouveau verdict de Reporters sans frontières (RSF) vient de tomber et le constat est sévère pour le paysage médiatique camerounais. En reculant à la

À l’approche de la 54ème Fête de l’Unité, le président du Front des Démocrates Camerounais (FDC) brise un tabou : la capacité physique du chef

Quatre jours après le drame qui a secoué l’arrondissement de Jakiri, dans le Nord-Ouest, les contours de la tuerie commencent à se dessiner malgré le

Lancé officiellement le 24 avril dernier, le 4e Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), couplé au dénombrement agropastoral, se veut un tournant

Le week-end dernier, le village de Ndzerem-Nyam, dans le département du Bui, a été le théâtre d’une tuerie d’une rare violence, faisant au moins 14