Réunis à Yaoundé dans le cadre d’une journée spéciale, les élus nationaux ont tiré la sonnette d’alarme face à la persistance du paludisme. La Coalition des parlementaires pour l’élimination de cette maladie exhorte le gouvernement à porter l’investissement national à 1 % du budget de chaque secteur clé, afin de combler un gap financier qui freine l’élimination de la maladie au Cameroun.
Le constat est sans appel : malgré les efforts déployés, le paludisme demeure un défi sanitaire majeur. Si l’Organisation mondiale de la santé recommande aux États de consacrer 15 % de leur budget national à la santé, le Cameroun peine à franchir la barre des 5 %. Pour les parlementaires, cette marge est insuffisante pour faire face à la montée des résistances aux médicaments et aux insecticides actuels.
Au cours des échanges, la Coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en Afrique a insisté sur la nécessité d’une mobilisation des ressources domestiques plus audacieuse. Le plaidoyer vise à transformer les engagements politiques en actions budgétaires concrètes. L’idée est d’intégrer une composante « lutte contre le paludisme » dans chaque segment de l’administration, afin de diversifier les sources de financement et de renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Au-delà de l’enjeu purement financier, cet appel souligne une urgence opérationnelle. Face à l’évolution constante des parasites et des vecteurs, les élus appellent à soutenir l’innovation médicale et à garantir un accès équitable aux soins pour les populations les plus vulnérables. La balle est désormais dans le camp des décideurs, alors que le pays cherche à se donner les moyens d’atteindre l’objectif zéro paludisme.




