Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a vu sa requête rejetée ce mercredi 17 juin 2026 par le Conseil constitutionnel. Maurice Kamto contestait la prorogation du mandat des conseillers municipaux jusqu’en février 2027. La haute juridiction, présidée par Clément Atangana, s’est déclarée incompétente, confirmant ainsi le maintien en vigueur du décret présidentiel contesté.
L’épilogue judiciaire d’une bataille politique très attendue a été rendu ce mercredi. Saisie par le MRC de Maurice Kamto, la haute juridiction a tranché : le recours visant à annuler le décret n° 2026/166 du 4 mai 2026, qui prolonge le mandat des conseillers municipaux élus en 2020, est irrecevable.
Dans sa décision, le Conseil constitutionnel a rappelé les limites de ses prérogatives. Selon la juridiction, ses missions se concentrent sur la constitutionnalité des lois votées par l’Assemblée nationale et non sur les décrets pris par le président de la République. En se déclarant incompétent, le juge constitutionnel met fin aux espoirs du parti de l’opposition, qui dénonçait une manœuvre visant à violer le code électoral et à perturber le calendrier des scrutins.
Avec cette décision, qui est sans recours, le calendrier électoral reste inchangé : les élus municipaux de 2020 conserveront leurs sièges jusqu’au 28 février 2027. Ce report, le deuxième après celui intervenu en juillet 2024, est officiellement justifié par le gouvernement par la nécessité d’harmoniser le calendrier électoral pour des raisons financières et organisationnelles. Une explication que l’opposition continue de contester, y voyant une manœuvre politique plutôt qu’une contrainte technique.
L’affaire est désormais close sur le plan judiciaire, mais elle souligne, une fois de plus, la profonde fracture qui sépare le pouvoir et l’opposition sur la gestion du temps électoral au Cameroun.



