Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH), le ministère du Commerce et la Banque Camerounaise des Petites et Moyennes Entreprises ont paraphé, ce mardi 18 août 2026 à Yaoundé, une convention stratégique de 400 millions de francs CFA pour structurer les circuits de distribution locaux.
Le train de l’industrialisation endogène poursuit sa marche résolue au Cameroun. Ce mardi 18 août 2026, la salle de conférences du Ministère du Commerce a abrité la signature d’une convention de partenariat de premier plan. Paraphée par le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et le Directeur Général de la Banque Camerounaise des Petites et Moyennes Entreprises (BC-PME), Amadou Haman, cette entente concrétise l’engagement des pouvoirs publics en faveur d’une transformation structurelle et durable de l’économie nationale.
La cérémonie s’est déroulée en présence de figures majeures de l’exécutif, à l’instar du Dr Taïga, Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, du Pr Grace Annih Mbong, représentant le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, ainsi que de Zoutene Doufene, Directeur Général de la Planification et de l’Aménagement du Territoire et coordonnateur national du PIISAH. Dotée d’une enveloppe de 400 millions de FCFA transférée par le Mincommerce pour l’exercice 2026, cette initiative s’inscrit directement dans le droit fil des Très Hautes Instructions du Président de la République, S.E. Paul Biya, et des orientations de la Stratégie Nationale de Développement (SND30).
Du champ au marché : le défi de la compétitivité
Le constat dressé par l’exécutif est sans ambages. Si le Cameroun regorge de potentialités agropastorales et halieutiques considérables, il demeure tributaire de ses importations pour combler une part importante de sa demande intérieure. L’objectif de ce partenariat est de juguler cette dépendance en dynamisant la production locale.
Toutefois, le nœud gordien de l’économie réelle réside dans le maillon de la distribution et de la commercialisation. Comme l’a souligné Luc Magloire Mbarga Atangana lors des échanges, « produire davantage ne suffit pas ». Les denrées nationales doivent impérativement accéder aux marchés dans des conditions optimales de prix, de qualité, de traçabilité et de disponibilité pour s’imposer face aux produits étrangers.
Structurer les filières porteuses
Concrètement, l’enveloppe allouée à la BC-PME servira de levier d’accompagnement technique et financier pour les opérateurs économiques. Les filières prioritaires identifiées — à l’instar du riz, du maïs, de la farine, de l’huile de palme et du lait — devront bénéficier d’une professionnalisation accrue de leurs chaînes de valeur.
Il s’agit de bâtir un tissu d’entreprises capables d’assurer avec rigueur l’ensemble du cycle économique, de la récolte à la transformation, en passant par le conditionnement, le stockage et la logistique de pointe.
Au-delà de la simple allocation de ressources, cette convention redéfinit les contours de la souveraineté alimentaire nationale. En conviant l’ensemble des forces vives et des organisations professionnelles à un sursaut collectif, le gouvernement rappelle que l’essor économique du Cameroun se conjugue désormais au rythme du pragmatisme et de la valorisation du « Made in Cameroon ».





