Mis en délibéré au terme d’une audience houleuse ce 4 août 2026, le verdict du litige opposant Willy Mengue à la direction du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) est attendu le 11 août prochain. Une échéance judiciaire capitale pour l’avenir politique du parti de Maurice Kamto.
La scène politique camerounaise retient son souffle. Au Tribunal de première instance de Yaoundé, la bataille judiciaire qui oppose Willy Mengue aux figures de proue du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a franchi une étape décisive ce mardi 4 août. Après trois intenses heures de plaidoiries, la juridiction a clos les débats et renvoyé sa décision au 11 août 2026.
Au cœur de cette tourmente se trouve l’exclusion de Willy Mengue des rangs du parti. Une sanction prononcée par les instances dirigeantes pour des motifs explicites : « trahison, refus manifeste de se conformer à la ligne politique, violation répétée des textes et insubordination ». Ne l’entendant pas de cette oreille, le désormais ex-militant a riposté sur le terrain juridique, qualifiant l’actuel exécutif d’illégitime. Dans ses différentes sorties, il a publiquement dénoncé l’existence d’un double visage au sein de la formation politique, opposant un MRC originel à un second format dit « In vitro », qu’il accuse Maurice Kamto d’avoir confisqué par effraction.
Pourtant, le plaignant s’en défend : sa démarche ne viserait en rien l’anéantissement de l’appareil politique, mais plutôt sa remise en conformité avec ses statuts et la législation nationale en vigueur. Une ligne de défense qui met à rude épreuve la solidité institutionnelle de l’un des partis phares de l’opposition camerounaise.
Quoi qu’il en soit, l’issue de ce procès s’annonce lourde de conséquences. Au-delà du sort de Willy Mengue, c’est toute la stabilité interne et la quiétude juridique du MRC qui se mesurent dans les prétoires de la capitale ce 11 août.




