Dans cette mise au point de la porte-parole du président du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, il est clair que la posture de la non participation du parti sorti 2ème lors de l’élection présidentielle aux législatives et municipales reste d’actualité.
« À celles et ceux qui refusent les murmures et exigent la clarté.
Cette vidéo n’est pas née du hasard.
Elle est née d’un engagement : celui de soutenir un jeune candidat aux élections municipales de Douala, un jeune homme debout face au régime, un visage parmi tant d’autres de ce Cameroun qui refuse de se taire.
Depuis le premier jour, mon chemin n’a jamais varié.
Je soutiens toutes celles et tous ceux qui s’engagent contre ce régime, quelles que soient les routes qu’ils empruntent.
Car la lutte n’est pas une ligne droite.
Elle est un fleuve.
Et un fleuve avance parce que ses affluents, multiples, convergent.
Oui, il existe une opposition dans notre pays.
Et cette opposition n’a qu’un devoir sacré : l’unité.
En tant que porte-parole du président Issa Tchiroma Bakary, je le dis avec responsabilité et constance :
le boycott est, de notre point de vue, la voie la plus juste, la plus cohérente, la plus fidèle à l’exigence démocratique.
C’est une position assumée, réfléchie, et qui, à un moment de notre histoire, fut également celle de Maurice Kamto.
Mais qu’il n’y ait ici ni amalgame, ni manipulation.
Nulle part, à aucun moment, je n’ai affirmé que le FSNC souhaitait s’engager dans les élections.
Jamais.
Cette affirmation est fausse.
Elle trahit mes paroles et déforme la position du FSNC.
Mon engagement personnel, mon soutien à des candidats qui affrontent le régime sur le terrain électoral, n’engage pas le FSNC.
Il ne constitue ni une annonce, ni un revirement, ni une ligne officielle.
Le FSNC maintient sa position.
Et cette position est claire.
Mais qu’on ne me demande jamais de choisir entre mes principes et l’unité.
Qu’on ne me reproche jamais de soutenir toute action, toute candidature, toute résistance qui s’oppose à ce régime, même lorsque les stratégies diffèrent.
Il n’y a là aucune contradiction.
Il y a une intelligence collective.
Car l’histoire ne se gagne pas avec des procès d’intention.
Elle se gagne avec des ponts.
Nous avons su, ensemble, bâtir une union pour l’élection présidentielle.
Cette union n’était pas un simple moment ; elle était une promesse.
Et une promesse ne s’abandonne pas au premier désaccord stratégique.
Le soutien de l’opposition doit être total :
- dans le boycott ;
- et auprès de celles et ceux qui participent aux élections pour combattre le régime de l’intérieur.
Oui, il existe des malentendus.
Oui, nous ne sommes pas en démocratie.
Oui, le président élu est en exil.
Mais est-ce une raison pour cesser d’agir ?
Est-ce une raison pour nous regarder en chiens de faïence pendant que le régime prospère sur nos divisions ?
Je pose la seule question qui vaille : l’unité est-elle négociable ?
Nous sommes dans le camp de la victoire pour le changement.
Et toute querelle, toute fracture, toute désunion ne sert qu’un seul maître :
la fraude, l’opacité et la confiscation du pouvoir.
Cette fois-ci, nous devons empêcher la triche à grande échelle.
Cette fois-ci, nous devons surveiller, vérifier, documenter.
Et pour cela, nous avons besoin de toutes les forces.
De toutes les consciences.
De tous les courageux.
Oui, on peut boycotter et soutenir des candidats de l’opposition.
Oui, on peut diverger sans se diviser.
Oui, on peut marcher sur des routes différentes en regardant le même horizon.
Alors je le dis calmement, fermement, fraternellement :
quand l’objectif est la victoire du peuple, l’unité n’est pas une option — elle est une obligation.
MOM LOVES YOU





