Invité de l’émission « Obama Time » sur Actualité 1, le pasteur Dieunedort Kamdem a prophétisé l’après-Paul Biya. En désignant Cabral Libii comme le successeur idéal, le leader religieux ravive le débat sur la relève politique au Cameroun. Une sortie médiatique forte qui intervient dans un paysage marqué par les résultats de la présidentielle d’octobre 2025.
Dimanche dernier, le plateau d’« Obama Time », diffusé sur la chaîne Actualité 1, a été le théâtre d’une incursion remarquée dans la prospective politique. Le pasteur Dieunedort Kamdem s’est adonné à un exercice de pronostic public. Évoquant l’histoire institutionnelle du pays, il a convoqué la mémoire d’Ahmadou Ahidjo pour affirmer que « Paul Biya quittera un jour le pouvoir ». Selon le leader religieux, le Cameroun finira même par « regretter son départ ».
Mais l’élément le plus marquant de son intervention concerne la transition étatique. Pour le pasteur, le meilleur profil pour incarner l’avenir se nomme Cabral Libii. Ce choix stratégique met en lumière une figure montante de la scène politique camerounaise, particulièrement active auprès de la jeunesse à travers le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN).
Le poids des chiffres et des urnes
Ce plébiscite intervient dans le sillage de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. À l’issue de ce scrutin, le Conseil constitutionnel avait entériné la victoire de Paul Biya avec 53,66 % des suffrages, devançant Issa Tchiroma Bakary, crédité de 35,19 %. De son côté, Cabral Libii s’était hissé à la troisième place avec un score de 3,41 %.
Si ce pourcentage reste modeste à l’échelle nationale, il a permis au leader du PCRN de s’imposer durablement parmi les voix crédibles de l’opposition. Loin de marquer un temps d’arrêt, cette dynamique se poursuit sur le terrain. Le président du PCRN multiplie actuellement les tournées pour mobiliser ses troupes et préparer sa formation politique en vue des prochaines échéances municipales et législatives. Entre prophéties religieuses et ambitions partisanes, la course vers l’après-pouvoir se dessine jour après jour.





