Cameroun : La raclée de Christian Penda Ekoka à Jacques Fame Ndongo, après son cours de langue Française à Maurice Kamto

Jaques Fame Ndongo est toujours prompt à répondre quand il faut déconstruite tous les discours de Maurice Kamto.

Dans une déclaration fleuve, le Pr Jaques Fame Ndongo, grand chancelier des ordres académiques, a arboré sa casquette de secrétaire à la communication du RDPC, parti au pouvoir,  avant de convoquer toutes les grandes formules, y compris littéraires, pour répondre à Maurice Kamto, leader du MRC, qui, dans une sortie a dit être opposé à l’organisation de nouvelles élections populaires au Cameroun, tant que perdure la crise meurtrière des régions anglophones, mais aussi sans une réforme consensuelle du système électoral.

Dans son pamphlet de 07 pages, le professeur de Lettres et sémiologie ne manque pas de sortir son stylo rouge sur les quelques fautes qui se sont glissées dans la déclaration de Maurice Kamto.

La sortie de Jacques Fame Ndongo a été très critiquée par le camp de Maurice Kamto, Christian Penda Ekoka, dans une publication sur sa page Facebook, dit être étonné que Jacques Fame Ndongo, dans son texte  accorde la « priorité à l’accessoire, voire à l’inutile, plutôt qu’à l’essentiel ».

«J’ai beaucoup de mal à voir les Français, dont c’est la langue, perdre autant de temps sur sa grammaire et sa morphologie, qui ont subi tant de variations au gré des fantaisies de leurs locuteurs. Véhicule de communication, ils l’utilisent pour résoudre des problèmes existentiels, y compris l’expression de leurs émotions, voire leur projection dans le monde, et non comme un objet de contemplation en soi », mentionne l’allié de Maurice Kamto.

Voici sa sorte intégrale

Par respect pour le lecteur, je n’aurai pas besoin de sept pages pour lui livrer mes impressions suite à la lecture de la lettre de Jacques Fame Ndongo en réponse au communiqué du 19 juillet 2020 de Maurice Kamto. J’ai d’ailleurs fait mien cet avis de l’écrivain satirique Français, Nicolas Boileau, à cheval sur les 17ème et 18ème siècles, qui dit « Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire ».
En réalité j’ai compris définitivement pourquoi ce régime a échoué sur tous les plans en matière de développement, et notoirement sur celui de l’enseignement supérieur. Les tenants de ce régime accordent davantage la priorité à l’accessoire, voire à l’inutile, qu’à l’essentiel. J’ai beaucoup de mal à voir les Français, dont c’est la langue, perdre autant de temps sur sa grammaire et sa morphologie, qui ont subi tant de variations au gré des fantaisies de leurs locuteurs. Véhicule de communication, ils l’utilisent pour résoudre des problèmes existentiels, y compris l’expression de leurs émotions, voire leur projection dans le monde, et non comme un objet de contemplation en soi.

Sur ce chapitre, il est d’ailleurs inutile de mentionner l’anglais et ses multiples dérivés marqués par ses divers terroirs d’accueil : Inde, Kenya, Etats-Unis, Canada, Australie, etc. Mao Tse Toung parlait à son peuple le mandarin pour le conduire à la libération et au développement. Kamto aurait d’ailleurs pu choisir de s’exprimer en pidgin que l’important serait de se faire comprendre. A cette allure, les gens doivent nous regarder comme des plaisantins, de véritables aliénés habités par un sérieux complexe du colonisé.

C’est un combat pour la cause qui constitue l’essence même de l’être humain : les droits et les libertés fondamentales. C’est le combat pour la libération et l’émancipation multiformes de l’individu. C’est cela qui m’amène à dire que seuls des esprits libres peuvent se développer. C’est cette cause qui m’unit à Maurice Kamto. C’est un combat juste qui ne peut être critiqué que par des artifices. La liberté est le moyen et la finalité du développement. En d’autres termes le développement c’est la liberté : liberté de créer, de croire, d’entreprendre, de réussir, d’échouer et de recommencer…Or, ce régime a fait du Cameroun un piège qui phagocyte ses ressortissants, une terre de castrats, un corset qui vole notre liberté.

Plus proches de nous, une intelligence empathique aurait amené les Camerounais francophones à comprendre que le fondement de la lutte de leurs compatriotes anglophones est une expression de leur désir de liberté. Ils formeraient alors ensemble un front commun contre cet ordre établi, qui fait du Cameroun, une prison nationale, une terre de désolation et de barbarie. Ils comprendraient même qu’ils soient prêts à recourir à tous les moyens à leur disposition pour cette cause suprême : la liberté.

En conclusion, il faut sortir du long sommeil dans lequel nous engloutissent nos archaïsmes et villageoiseries – replis identitaires, esprit de clocher, etc. – qui empêchent notre société de se projeter dans l’avenir, pour embrasser la modernité. C’est la seule condition pour apporter des réponses pertinentes aux défis de développement d’une jeunesse désemparée.

Christian Penda Ekoka
Président du Mouvement AGIR-ACT

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