Le syndicat OST/Santé lance un mouvement de grève du 11 au 14 août 2026 dans les formations sanitaires du Cameroun. Le personnel réclame le recrutement d’agents non contractualisés, la fin des abus et le paiement de leurs droits, menaçant de manifester devant les services du Premier ministre dès le 18 août en cas d’inaction.
Le secteur de la santé publique au Cameroun traverse une zone de turbulence majeure. Dès ce mardi 11 août, le syndicat OST/Santé déclenche une grève de quatre jours dans les formations sanitaires, suite à un préavis officiel déposé le 9 juillet dernier. Ce mouvement met en lumière la persistance de revendications profondes au sein du corps médical.
Parmi les principales doléances portées par les soignants figurent le recrutement des personnels recensés entre 2020 et 2021 qui n’ont pas encore été retenus pour la contractualisation, ainsi que le reversement des personnels décisionnaires et contractuels à la Fonction publique. Le syndicat exige également l’arrêt immédiat des violences et des abus de pouvoir dont souffrent certains professionnels, tout en réclamant le paiement effectif des droits dus, à l’instar des avancements, des rappels de salaire et des allocations familiales.
Prévue pour s’étendre du mardi 11 au vendredi 14 août à partir de 7h30 dans les structures sanitaires, la mobilisation pourrait se durcir. Faute d’une réponse satisfaisante de l’exécutif, le mouvement syndical prévoit de basculer vers des manifestations directes devant les services du Premier ministre à compter du 18 août.
Cette épreuve de force place le gouvernement face à l’urgence de traiter les conditions socioprofessionnelles des agents de santé, condition sine qua non pour garantir la sérénité et la continuité du service public hospitalier.





